PRAXITÈLE
On examinera un beau torse du Louvre, trouvé dans les ruines du
Fig. 118. — .Satyre .-iii ivpo-. (Romc, L'aintole.)
palais des Césars, au Palatin (iig 149)'. C'est une copie excellente, où
1. Fi-iederichs-Wolters, Gipi>ah,jiuse, n" 1216. Brunn, Denkmaelev, n'« 126, 127. Baumeister, Denhnmeler des Mass. Alt., p. 1399, fig. 1549. Sur la découverte au Palatin, voir Rosa, Annali, 1865, p. SIC.
SCnLPTCRE GKECQUE. — T. II.
toutes les délicatesses du modèle parnissent avoir été senties et rendues. La néliridejetée en écliarpe, d'un travail gras et ferme, fait valoir l'exécution très caressée des chairs ; la saillie ronde de l'épaule, les passages liabilenient ménagés des flancs aux cuisses, tous ces morceaux délicats sont traités avec un moelleux qui manque trop souvent dans les copies romaines. A en juger par le nombre des répliques, le Satyre au repos était une œuvre fort célèbre, et très goûtée des amateurs. Pourtant l'identification reste un problème, et nous ne trouvons aucun argument plausible pour désigner l'original, parmi les statues de Satyres que les textes attribuent à Praxitèle. Le Satyre de la rue des Trépieds nous est déjà connu par la statue Boncompagni ; d'autre part, ou ne peut songer anj^énhoëfos, qui faisait partie d'un groupe. Reste, il est vrai, un troisième Satyre, (pii était en marbre de Paros, et se trouvait à Mégare, dans le temple de Dionysos ' ; mais nous n'en possédons aucune description précise. C'est donc le style et le sujet, c'est la parenté
Branii a proposi de reconnaître dans le torse du Palatin l'original mùme de la statue {Deiiisclie l!uwltcliaii, VIII, 1882, p. 200. Mais cette opinion est réfutée, ayec raison, par Furtwacngler, Mti.'lfrveil^. p. 6iU. A côté du torse du Palatin, dans la salle du Tibre, est placée une réduction du Satyre, provenant d'Apollonie d'Épire (n" 1!>.'>1).