P.iusanias, VI, 2C
3. n.'WeW, Zeilichri/t/ûr Numwnalii, XIII, 188(i, p. 384-388 ; Imhoof-Blumer et Percy Gardncr, Xumism. Commentary on Pamanlas, p. 7-1. La jambe gauche paraît croisée sur la jambe droite, qui porte le poids du corps.
•I. Callistrate, aa^, VIII.
Fig. 153. - Dionysos. Statuette de bronze. (Musée du Louvre.)
PRAXITKLE. 207
mes, on y dcviuail la l'ureur hacliique. -» On recueille cependant (;h et là quelques traits précis : le dieu était couronné de lierre, vêtu d'une uébride, et de la main gauche il s'appuyait sur un thyrse. Ce texte un peu suspect a été mis à profit par M. Milani, pour reconnaître une réduction de l'œuvre de Praxitèle dans une statuette de bronze delà collection Sanibon, acquise depuis par le musée du Louvre (fig. 152) '. Nous hésitons, pour notre part, à retrouver le style de Praxitèle dans cette rouvre d'une correction élégante et un peu froide, qui rappelle plutôt la manière de la jeune école péloponnésienne". On sait d'ailleurs combien est faible l'autorité de Callistrate. Devons-nous augmenter, sans raison décisive, la liste des répliques dérivées d'œuvres praxitéliennesV
§ 5. — LES ŒUVRES DOUTEUSES OU DE DATE INCERTAIXE. — LES CARACTÈRES DU STYLE DE PRAXITÈLE.
Parmi les œuvres de Praxitèle, celles que signalent seulement de courtes mentions d'auteurs, sans qu'on puisse en désigner des copies, échappent à tout classement chronologique ; nous nous bornerons donc à les indiquer brièvement. D'al)orddes groupes enlevés à des villes grecques, et qu'on voyait à Rome au temps de Pline. On connaît déjà le groupe de bronze de Dionysos, de l'Ivresse et du Satyre ^é7hoëtos, enlevé peut-être à quelque monument choragique d'Athènes. Des Ménades, des Caryatides, et des Silènes, placés au Capitole, passaient pour des originaux du maître athénien '. Les Romains y conservaient également un Bonus Eventits et une Bona Forfuna : sous ces noms latins, il est facile de reconnaître un AgatJiodaimon et une TycM, représentés sans doute tels que les montrent les reliefs votifs du quatrième siècle, avec la corne d'abondance pour attribut. Peut-être la Tyché était-elle i)rimitivement placée devant le Prytanée d'Athènes ; ce serait alors celle qui donne à Elien l'occasion de rééditer une historiette classique, en parlant de la passion inspirée par
1. MUani, Museo italiano di Antichità classica, 1890, p. 752-789, pi. VU. Cf. S. Beinach, Gazelle des Beaux-Arts, 1" oct., 1891, p. 265-276. Héron de Villefosse, Bulletin des Musées (février-mars. 1892), pi. L
2. JI. Fartwaengler n'bésite pas à la rapprocher des œuvres d'un contemporain de Pi-axitèle, Eupliranor, qui nous est d'ailleurs très mal connu, Ifeisterwerke. p. Ô8G.