Pline, Nat. Uist
SCULPTURE GRECyUE. — T. II. 38
20S LE iiTATItlKME SIECLE.
la statut.' à un jeune Atliénien, qui se tue pour elle'. Un Apollon et un Poséidon du maître attique, en marbre tous deux, comptaient parmi les œuvres d'art réunies par Asiuius Pollion dans la bibliothèque et dans le portique qu'il avait éditiés. Dans les jardins de vServilius, on admirait uu groujje que les Romains appelaient Flore, ïriptolème et Ccrès : c'étaient, suivant toute vraisemblance, les deux grandes divinités d'Eleusis, Ooré et Déméter, initiant le jeune Triptolème à sa mission sacrée. Nous ne savons rien d'un autre groupe de bronze, représentant l'enlèvement de Coré, et dont on a sans raisons décisives cherché une image réduite sur les monnaies de Nysa'.
J)aus le passage où Pline mentionne ce groupe, il cite immédiatement après une autre œuvre qu'il désigne par le nom fort obscur de Caiaqusa, évidennnent transcrit du grec (-/.aTzyouTa) '. Que faut-il entendre par là? S'agit-il d'un autre groupe, conçu comme une sorte de pendant du ])récédeut, et opposant à la scène du rapt de Coré celle du retour de la jeune femme, ramenée des Enfers par Déméter? Cette théorie a été soutenue à l'aide d'arguments ingénieux et fort séduisants '. Mais estil besoin de mettre ce sujet en rapport avec l'enlèvement de Coré, et faut-il de toute nécessité l'interpréter comme wn groupe ? Suivant nue hypothèse très plausible, la Catcu/ousa serait plutôt une ligure isolée, une femme tilaut de la laine ; et comme ce sujet nous est connu par les bas-reliefs des stèles funéraires, il est fort possible que la statue de Praxitèle fut destinée à décorer un tombeau '. Si cette conjecture est fondée, il faut aussi renoncer à voir un simple sujet de genre dans (( la femme pleurant » (niatruna fiens), signalée par Pline ; le sujet seul suffit à dénoncer une statue funéraire". Quant à la ■< courtisane riant », Pline affirme qu'on y reconnaissait uu portrait de Phryué. Si