‹ Histoire de la sculpture grecqueChapitre 144 sur 380 · Loewy, Inschr. gv. B'ddh., n" 7fî · texte numérisé non relu

Loewy, Inschr. gv. B'ddh., n" 7fî

2. Loewy, lôîrf., n 154, signature de Praxitèle ù Pergame. Loewy, ih'vl., n° 23fi, signature d'un antre Praxitèle, peut-être le même qui est connu par deux inscriptions d'Athènes, sur des monuments i'ievés en Thonneur d'Acerronius Proculus et d'iElius Gallus, n"* 318, 31'.).

3. Milani, Roem. Miltheil., ISUl, p. 3'22. Cf. W.Appelroth, d,ans la Reçue jMI. de Moscou, UI, 1892, p. 92.

4. Loewy, Iiischr. gr. Bililh., u' ÔU2. C'est celle ou Visconti reconnaissait une copie de la Vénus drapée de Cos (0p. Var., IT, p. 480). L'hypothèse a été reprise par Furtwaengler, Meisterwerke, p. 5ô2.

5. Loewy, ibid., n» 494. M. Furtwaengler pense toutefois que la statue colossale est une œuvre de Praxitèle l'ancien, Meisteruerke, p. 133.

G. Loewy, ibid., n" 489.

300 LE QUATTilÈME SIECLE.

téressants rapprocliements. Telle est l'inscription provenant d'un liermès et conservée dans la galerie lapidaire du Vatican : Eù^o'Aej; I l,:x;itùsm;' . Bien que gravée à l'époque romaine, elle n'en a pas moins acquis une importance trt's imprévue, depuis les fouilles faites en 1885 à Eleusis. La découverte d'une dédicace à Eulioulens a permis de reconnaître dans ce nom celui d'un personnage mythologique, qui a sa plate dans le culte éleusinien'". Vers le même temps, et dans le voisinage de l'emplacement où a été trouvée la dédicace, les fouilles mettaient au jour un remarquable buste en marbre de Paros, simplement dégrossi à la partie inférieure, comme s'il avait été adapté à une statue ■'. (l'I. VI) Il dlfre l'image d'un adolescent au type un peu réaliste, au regard rêveur, à la chevelure drue qui retombe en masses épaisses et ombrage le front de ses boucles touffues. La valeur d'art de ce buste est assez frappante, pour que, siniTdtanément, MM. Benndorf et Furtwaengler aient proposé d'y reconnaître une œuvre originale de Praxitèle : n'était-ce pas là le modèle que reproduisait Thermes désigné comme « l'Eubouleus de Praxitèle ' w ?

Mais qu'est-ce au juste qn'Eubouleus? Ce que nous en savons de plus précis, c'est qu'à Eleusis, sou culte était associé à ceux de Triptolème, X du dieu et de la déesse », c'est-à-dire d'Hadès et de Perséphoné. Il est mentionné, avec ces trois divinités, dans lui décret attique du cin- (juième siècle, et un ex-voto éleusinien, malheureusement très mutilé, est dédié parmi personnage, nommé Lakrateidès, qui s'intitule « ]irêtre du dieu et de la déesse et d'Eubouleus ». Seuls des textes de basse époque nous apprennent que, dans la légende éleusinienne, Eubouleus est le jeune porcher qui fut le témoin de l'enlèvement de Coré par Hadès. Si l'un admet l'hypothèse de ^IVi. P)fnn(lorl' et Furtwaengler, Eubouleus serait comme le frère de Triptolème, et Praxitèle se serait conformé à la légende d'Eleusis eu lui [)rôtant le même type juvénile, la même

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