‹ Histoire de la sculpture grecqueChapitre 147 sur 380 · Diodorc de Sicile, Fraijm., L. XXVI · texte numérisé non relu

Diodorc de Sicile, Fraijm., L. XXVI

PRAXITKLI-:.

quètfs nouvelles, telle seiiiMe làeii être la préoceiipation duiiiiiiaiite de Tiaxitèle. Jlomnie de tradition, novateur prudent, il se tient dans des régions tempérées; c'est surtout par la recherche de rythmes nouveaux sur des thèmes déjà connus, (ju'il crée ces types du Satyre accoudé, de l'Aphrodite dévoilée, de l'Hermès portant Dionysos. Mais ces conquêtes lui appartiennent bien eu propre, et il y met une marque si personnelle, qu'on est tenté de reconnaîti'e son style dans des onivres anonymes, comme ces figures d'Apollon au repos, ramenant languissamment le bras au-dessus de la tête, et dont l'Apollon Lyclen du Louvre est un excellent spécimen ' (fig. 154). N'est-ce pas Praxitèle qui a révélé à la plastique grecque tout ce qu'une attitude habilement combinée peut donner à la figure humaine de morbidesse et d'élégance?

Un sculpteur dont les chefs-d'ieuvre les plus vantés sont surtout des figures isolées, est certainement uu maître consommé dans le style et dans l'exécution. C'est ainsi qu'il faut entendre le mot d'un critique romain , affirmant qu'il s'est approché le plus près possible de la « vérité ^ )i. Il ne s'agit point ici de réalisme, de recherche de la vérité individuelle; il s'agit de style et d'habileté dans le rendu des formes. Or, u'eussions-uous pas d'autres renseignements, nous saurions par les textes qu'avec Praxitèle la technique du marbre atteint son plus haut

1. Froehucr, Notice^ n*^ 75. Furtwaengler, Mnhtenourkcj p. 57U. •-'. Quiutilieu, Inst. oral., XII, 10, 'J.

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