‹ Histoire de la sculpture grecqueChapitre 177 sur 380 · Froehner, les Musées de France, p · texte numérisé non relu

Froehner, les Musées de France, p

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lieureuso dans uiio œuvre célM)re, le beau masque de la Glyiitotlièque de Munic-li, connu sous le nom de Méduse Rondanini (fig. 183) '. Cette copie de marbre dérive d'un original en bronze qui devait être appliqué contre ime muraille de temple, à titre d'offrande, comme le Gorgonéioii de bronze doré qui était fixé au mur méridional de l'Acropole'. Dé-jà l'art du cinquième siècle avait adouci le type hideux de la Gorgone, familier à l'arcbaïsme. Ici, la figure grimaçante de Méduse a fait place j\ un beau visage régulier; les serpents viennent docilement s'enlacer, en un nœud symétrique, à la base du masque ; parmi les boucles touttues de la chevelure, traitées avec une rare souplesse, deux ailettes se détachent, courtes, ramassées, comme celles des oiseaux au vol lourd et bas. Malgré la pureté des traits, ce visage sans vie, à la bouche entr'ou verte, donne l'idée d'une beauté morte, glacée, et l'artiste du quatrième siècle qui a modelé ce masque a atteint à une intensité d'expressiou bien supérieure;! celle que cherchaient, par des moyens plus naïfs, les maîtres archaïques.

D'évidentes analogies de style permettent de comparer j\ l'Hypnos de Madrid la statue découverte en 1883 près de Subiaco, et conservée à Rome, au musée des Thermes (fig. 184) ^ La mutilation de la tête et des bras en leiid par malheur l'interprétation très difficile. M. Kalkmann, qui l'attribue au cinquième siècle, et la rapproche des sculptures d'Olympie, y voit un coureur, représenté dans une attitude conventionnelle, suivant la méthode familière à l'archaïsme. Mais ni la date ni l'explication proposées ne me paraissent admissibles. On restitue difficilement comme un coureur cette figure dont le mouvement rappelle plutôt celui du batelier penché sur son aviron, ou celui du sauteur qui s'enlève à l'aide d'une perche. Si le sujet reste incertain, l'exécution fraîche et savoureuse, la beauté juvénile des formes dénoncent un original grec, et le style d'un maître du quatrième siècle. Une statue célèbre de Munich, connue sous le nom iVl/irnicus, présente les mcuies

1 . Brunu, Beschi: der Glypt., u« 128. Denhnaehr, w" 230, Gr. GuetteiiJeaU, p. GO. Futtwaengler, Mehterwerle, Atlas, pi. XV, et p. 325, où l'autcm- développe la théorie très hypothétique qui lui fait désigner Crésilas comme le créateur du type.

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