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Ti. R. Wei.osliiiupl, ZJie Grabgedichte iler griech. Aollidcyie, Ablmiull. <hs anli . epli/r. Séminales der L'niv. Wien, 1889, p. 101 cl suivantes.
LA RCl'LPTURE DÉCORATIVE EN ATTIQUP:. 381
jours identifiés avec certitude, les exemples décisifs ne font cependant pas défaut. Le musée de Berlin possède deux statues féminines, trouvées àMénidi, en Attique, et qui proviennent certainement d'un f<»iiil)e;ui '. Elles montrent deux figures qui se faisaient pendant, deux femmes assises, la tcte reposant sur une main , avec l'attitude douloureuse qu'on observe si souvent dans les bas-reliefs des stèles (fig. 198). A en juger par leurs cheveux courts, par la forme de leur tuni(jue à longues manches, ces femmes sont de condition servile, et il faut y reconnaître des esclaves associées au deuil de la famille. Ce type des pleureuses est familier à l'art du quatrième siècle, car nous le retrouvons sur une métope sculptée, découverte à Athènes près de la Stoa d'Hadrien, et qui semble avoir appartenu ù un grand monument funéraire en forme d'édicule (fig. 199) '. Dans le cadre de la métope, le sculpteur a groupé trois femmes voilées, debout ou assises, images vivantes du deuil et de l'affliction. Dérivent-elles de modèles créés par la statuaire? II est permis de le croire, car la sculpture des stèles ne nous offre pas de types atteignant ù une telle intensité d'expression.
Quant aux statues représentant non plus des personnages accessoires, mais le défunt lui-même, il n'est pas impossible d'en citer des spécimens. Le musée du Louvre possède une statue de femme drapée, malheureusement restaurée pour une grande partie du visage, mais dont il est impossible de méconnaître le caractère attique, et l'évidente parenté
;tatue funéraire. (Musée du Louvre.)
1. Furtwaengler, Coll. Sabonroff, I, pi. XV, XVI, XVII, M. Koehler signale une figure analogue trouvée i Athènes, prés d'un tombeau, dans la nie du Stade. Mittheil. Allie», X, 1885, ]). 401, n" 3.