‹ Histoire de la sculpture grecqueChapitre 19 sur 380 · Catalogue o/' flculjilure,p. 121 n» 301 i · texte numérisé non relu

Catalogue o/' flculjilure,p. 121 n» 301 i

3. Ce vase est conservé it l'Ermitage de Saint-Piitci-sbourg. Il a été étudié par Stcphani, Cumjile-niiJu de In Commitrioii arch. Je tiainl-PctenInmrg pour 1*172-1873, p. 5-112. Cf. De Wilte, Mviitimcnls grecs piiOlict parl'Aiiociat'wn dei Élttdesgrcc</ue3, 1875.

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d'eau salée qui vient de jaillir '. A cuu[) sûr l'auteur du vase n'a pas copié trait pour trait le groupe du Parthéuon, et la preuve en est (|ue les autres figures peintes sur le vase n'ont aucun rapport avec le i'ronton occidental. Certains détails, connue le cheval de Poséidon, paraissent être des additions très compréhensibles si l'on songe avec (jucUe liberté l'art industriel interprète les œuvres de la grande sculpture Ces réserves faites, nous croyons que le mouvement des figures, le moment de l'action choisi par le sculpteur, en un mot l'esprit général delà composition ont été respectés par le céramiste, et que le vase de Kertch noiis offre

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Fig. 15. — Aile droite du fruntoii occidental du Parthénon , d'après le dessin de Carrey.

une adaptation assez fidèle du groupe central. Voici comment, suivant nous, ce groupe peut se restituer. Les divinités ont déjà fait paraître les signes qui témoignent de leurs droits à la possession de l'Attique. La source d'eau salée ajailli sous le trident de Poséidon, encore relevé par la réaction du coup ; mais le dieu semble reculer devant Athéna. La déesse, en effet, a fait naître l'olivier au môme instant ; son corps garde l'attitude qu'elle avait prise pour se donner du champ, et le bras droit

1. Le sens delà scène figurée sur le vase de Kertch a été très discuté. Pour Stephani {mi'molye cite) l'artiste a choisi le moment où les deux divinités font paraître leurs signes, l'olivier et le cheval, et représenté les deux actes en même temps, pour la commodité du dessin. M. Petersen {Afclt. Zeituni/, 1875, p. 115) combat la théorie de Stephani, et considère Papparition des signes comme un fait accompli. Brunn (^Sitzungsherichle der hayer. Akatkmie, 1876, I, p. 477) place la scène à uu moment très postérieur, et songe à Poséidon inondant la plaine thriasienne. Pour M. Robert {llernus, 1881), Poséidon veut détruire l'olivier, que défend le serpent d'Athéna. Enfin M. A. Gardner QJuKinal of Uellenic Sltidies, t. III, p. 244-245) rejette les opinions de ses devanciers, et reconnaît dans le vase de Kertch la copie d'un groupe en marbre signalé par Pausanias sur l'Acropole (I, 24, 2, 3) et offrant le même sujet que celui du fronton, avec des difliérences d'exécution.

relevé tient la lauce qui vient de frapper, en rebondissant sur le roc. Ainsi, par un procédé de composition qui rappelle de tous points celui du fronton oriental, le sculpteur n'avait pas placé de figure au centre ' ; la ligne médiane du fronton était dessinée par un accessoire, par l'olivier, dont il reste à Londres quelques fragments. Quant au serpent, il n'enlaçait pas le tronc de l'arbre de ses anneaux ; enroulé sur lui-même, il dressait sa tête derrière Atliéna, connne on le voit dans nombre de bas-reliefs attiques '.

Fig. lil. — Torses d'Athéna et de Poséidon. Fronton occidental du Parthènon. (British Muséum et musée de l'Acropole, à Athènes.)

A gauche du groupe central, on restitue sans peine, grâce au dessin de Carrey, le char d'Athéna, attelé de deux chevaux qui se cabrent, et auxquels appartiennent deux torses retrouvés dans les fouilles de l'Acropole^. La .«yiiiétrie exigeait doue que le char de Poséidon prît place dans l'aile droite. Deux têtes de chevaux, une jambe de derrière, et le fragment d'un troisième torse permettent de restituer l'attelage du char de Poséidon, et démentent Ihypothèse suivant laquelle le dieu aurait tenu un cheval par la bride, comme dans le vase de Kertch '.

1. Les traces relevées pat M. Bruno Saucr infirment la théorie de M. Hugo Blumner, qui place au milieu du fronton la statue de Zeus, arbitre de la lutte entre les deux divinités. H. Blumner, Znin weitlklieu C'iebel/elile des l'ailheiiun, dans les Gesammelle Stiidien zur Kunstgeschichtt, dédiés à Anton Springer, Leipzig, 1885.

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