‹ Histoire de la sculpture grecqueChapitre 22 sur 380 · LK PART HE NON · texte numérisé non relu

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ptarticipation aux sculptures des frontons '. En les comparant aux copies de la Parthénos, il y relève, notamment dans le style des draperies, des dissemblances notables, et attribue les frontons à une école qui réagit déjà contre l'influence de Pliidias '. Mais peut-on s'autoriser de ces divergences pour en tirer une conclusion aussi radicale? Il n'y a guère de comparaison à établir entre des marbres originaux et de médiocres copies d'une statue chryséléphantine ; et d'ailleurs la Parthénos ne saurait réunir pour nous tous les caractères du style de Pliidias. (3n est plus près de la vérité, croyons-nous, en restant d'accord avec les idées courantes, qui, pour n'être pas neuves, ne sont pas nécessairement fausses; en admettant que si le maître athénien a pu avoir des collaborateurs, la composition lui appartient, comme le style est celui de son école. Qu'on y réfléchisse un instant. Il n'y a pas là seulement une simple question de technique, ou d'habileté professionnelle; il y a encore une véritable évolution, d'une portée telle qu'on n'en saurait faire honneur à des maîtres de second rang. Le caractère le plus frappant de l'art des frontons, c'est l'apparition d'un sentiment tout nouveau, qui répudie les vieilles formules léguées par l'archaïsme, et donne aux types divins un charme inconnu jusque-là, en les rapprochant de l'humanité, en leur prêtant, sans les faire déchoir de leur noblesse, l'abandon et les attitudes aisées de la vie familière. Au rigide Apollon du fronton ouest d'Olympie, comparez le Dionysos, si naturel dans sa po.-5e de bel éphèbe au repos, la jeune Parque si gracieuse dans son exquise nonchalance; vous sentirez qu'une grande âme d'artiste a ouvert pour l'art une source d'émotions encore ignorées, et fait passer dans ces corps divins le souffle d'une vie nouvelle. Qu'importe après cela que tel praticien ait tenu le ciseau? Imaginons Phidias concevant

1. 0. Puclistein, Die Parthenomcnlpturen, Jahrhtich des arch. Inst., V, 18'J0, p. 7'J-U7. M. Furtwaengler a réfuté très iiistement la théorie de Puchstein. Meislertoerlie,^.13.

i. Le même savant avait tait une intéressante observation de technique. Suivant lui, les figures dea frontons sont travaillées au foret, tandis que les métopes, plus anciennes, ne trahissent pas l'emploi de cet outil. Au dire de Pausanias (I, 26, 6), Callimaque Taurait le premier employé pour travailler le marbre. Cf. 0. Puchstein, Philolog. Wochenschrift, 1890, p. 194 et S. Reinach, Chroniques d'Orient, p. G07. Callimaque est un artiste de second ordre, très habile praticien, et qui appartient à la seconde moitié du cinquième siècle. Mais de ce fait, on ne saurait guère tirer qu'une conclusion : c'est que la méthode inventée par Callimaque tombe dans le domaine public vers le temps où les frontons sont exécutés.

52 LIXFI.l'ENCE DES GRANDS MAITRES.

le plan des froutons, exécutant les modèles en terre, distribuant la tâche aux sculpteurs de son atelier ; nous n'en saluons pas moins dans les marbres du Parthënon la pensée du maître, traduite par des disciples respectueux, et tout pénétrés de son enseignement.

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