Overbeck, Schri/tquellen, n
4. Nous a Tons déjà signalé le bas-relief du Louvre qni paraît en dériver. L'Alexandre armé et chassant le lion représenté sur un des médaillons du Trésor de Tarse ( Louirpérier, iF.urres. 111, pi. IV, et p. r.in) est peut-être imité d'un autre groupe de Lysippe (lig. 229).
LYSrPl'K.
de l'Asie ! Ajoutez que parmi les généraux et les successeurs d'Alexandre plus d'un se piquait de lui ressembler, imitait sa coiffure, sou port (le tête', et que la flatterie des artistes soulignait encore ces analogies : voilà bien des raisons pour aborder avec défiance l'étude des portraits désignés sous le nom d'Alexandre. On sent trop combien d'imitations plus ou moins directes ont pu altérer le type fixé par le ciseau de Lysippe. Pourtant nous eu avons, grâce à Plutanpie, une description assez précise. L'écrivain grec relève, d'après luie statue du maître sicyonien, les traits essentiels de la physionomie d'Alexandre : la légère inclinaison de la tête sur l'épaule gauclie (Ty;v àvaTxctv t'/j aùyivo; elç sj(')v'ju,rjv 'fi'juyji x.ex'Xi.jy.s'vou) l'arrangement de la chevelure rejetée en arrière, qui donnait au visage un caractère léonin (to zpp£v<o-iv y.y.l IjovTôjfîs;), l'éclat humide du regard ( Tv;v ûyp'j'-V)ta twv oaazTcov) ■, Les sources littéraires ne nous ont pas laissé de documents plus précis pour contrôler le témoignage des monuments ^
Si l'on cherché à remonter jusqu'aux images du roi les plus voisines des portraits de Lysippe, les monnaies sont d'un faible secours. La tête juvénile d'Alexandre, avec la peau d'éléphant et les cornes d'Ammon, figurée sur les monnaies de Ptolémée Soter, est une image idéalisée. Les monnaies de Lysimaque offrent certainement le type d'Alexandre ' ; mais elles sont de valeur très inégale, et d'ailleurs
Fig. 223. — Tête d'Alexandre.
Médaillon d'or du Trésor de Tarse.
1. Ainsi Déniétrios Poliorcète, Plutarque Démrtnos, 41, cf. Six, Ilocm. Millluil., VI, 1891, p. 283 et suifaiites. Plutarque attribue la même prétention à Pyrrhus, Pi/irhos, 8, 48 et à Pompée, Pomp., ch. 2.