‹ Histoire de la sculpture grecqueChapitre 222 sur 380 · Plutarque, Ahx. Magn · texte numérisé non relu

Plutarque, Ahx. Magn

3. Pour rétude des portraits d'Alexandre, voir surtout Stark, Zii^ei AhxandcrhijiJ'e der Summlum; Erhachund des Brilischeii J7«se«ms, Leipzig, 1879. S. Reinach, Gaz. arch , t. XI, 1886, p. 189-191. Emerson, American Journal of archaeoloytj, t. II, 1886, p. 408, et III, 1887, p. 241. Koepp, Ueber das Bildniss Alexanders des Grossen, 52= programme pour la fête de Winckelmann, Berlin, 1892. Helbig, Collection Barracco, p. 48 et Rcndiconti dell'Accad. dei Lincei, IV, 1895, p. 22.

4. Naue, Zeitschri/t fur Numismatik de von Sallet, VIII, 1881, p. 29-53. M. Naue a essayé de montrer que ce type, dans les plus belles pièces, dérive d'un portrait fait par Lysippe. Cf. Koepp, p. 1 2.

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uuciuie n'est autrrieure à 306. La tête figurée sur un médaillon d'or du trésor de Tarse (fig. 223) est d'un beau caractore; cependant on n'y saurait voir qu'un type de convention. Il faut donc s'adresser aux

œuvres de la statuaire, l'arnii les Imstes conservés, celui qui peut inspirer le plus de confiance est un hernies du Louvre, trouvé en 1779 à Tivoli, et donné à Napoléon I" ]iar le clievalier Azara ; il porte, en caractères grecs du temps d'Auguste , l'inscription 'Als'çavîpo: <t>0.î--ou Mxy,-J(6wj;) (tig. 224:)'.

Le travail est médiocre, et par surcroit le marbre a subi des corrosions qui en ont altéré l'épidernie. Pourtant on y retrouve les traits essentiels de la physionomie d'Alexandre, avec une simplicité d'expression qui exclut l'idée d'une image conventionnelle.

Peut-être l'auteur du buste s'est-il inspiré directement d'une statue de Lysippe. Il est aussi fort tentant de

Fig. '224. — Alexandre, liermcs en marbre. (Miisée du Louvre.)

1. Visconti, fconogrnphie grecque, II, pi. 2, 1-2. Arndt-Bruckmann, Griech. tind rOm, Portnïtf, n"' 181- 182. Cf. Koepp, p. 8-9.

reconnaître le style dn maître sicyonien clans la statue Rondauini, conservrc à la Glyptothèque de Munich (lig. 225)'. 8i la statue est fortement restain-6e , la tête, toutefois, est intacte, et ce visage juvc'nile, encadré par les boucles d'une chevelure abondante, éveille assez bien l'idée d'un Alexandre jeune, qui n'a pas encore ceint le bandeau royal ; tout au moins l'attitude nous rappelle une innovation introduite par Lysi]ipe dans la plastique, et nous y trouverions un argument de plus pour désigner Lysippe comme l'auteur de l'original. Pour le type de la tête, on relève quelques analogies entre la statue de Munich et un buste du British Muséum trouvé à Alexandrie '. Mais le marbre

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