‹ Histoire de la sculpture grecqueChapitre 224 sur 380 · PUne, Nat. Ilisl · texte numérisé non relu

PUne, Nat. Ilisl

la maliU' c-t de la viu. On citait de lui im taureau de bronze, transi)orté à Roiue, un lion tondx', eidevé à Lampsaque par Agrippa, des quadriges de toute nature. Que de J'ois, dans ses groupes équestres, ii'a-t-il pas eu l'occasion tic reprcseuter le cheval de guerre ou de chasse, d'en étu-

--■V — Alexandre coiiili.m^nii. Sialuette eu bronze, trouvée à Herculanum ( Musée de Naples. )

dier les formes et les allures ! Dans la statuette d'Iferculanunj la monture d'Alexandre, avec ses jambes fines, sa tête nerveuse sillonnée de veines, sa crinière droite, donne l'idée d'un original on l'exécution était aussi vigoureuse que précise ; le même type se retrouve dans le beau cheval de bronze découvert au Transtévère et qui a jiassé au 3Iu-

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séeCapitolin ', et peut-être possédons-nous là une copie d'une œuvre de Lysippe. Enfin Pline signale des chiens parmi ses oeuvres les plus vantées. Nul cloute que la meute d'Alexandre ne lui ait plus d'une fois fourni des modèles. Il serait séduisant de reconnaître le style de Lysippe dans les deux molosses assis du Vatican", œuvres souvent copiées, et dont le réalisme justifierait les éloges décernés par les critiques anciens aux animaux du maître sicyonien.

Le peu que nous savons de l'œuvre de Lysippe nous fait voir en lui un des plus vigoureux génies qui aient marqué leur place dans l'histoire de l'art grec. Si nous essayons de réunir les traits qui composent sa physionomie, il faut noter tout d'abord sa prodigieuse activité. En un temps où la puissance de production est une qualité commune à la plupart des sculpteurs grecs, il surpasse à cet égard tous ses contemporains. Faites la part de l'exagération dans ce chiffre énorme de quinze cents statues que lui attribue Pline ; un fait au moins est certain : l'antiquité reconnaissait à ce maître si prodigue de lui-même une fécondité exceptionnelle. En cela, il paraît avoir été heureusement servi par la matière qu'il met en œuvre. Toutes ses statues sont des bronzes, et l'on se représente volontiers le maître acharné à pétrir d'une main robuste les modèles de terre qui prennent vie sous son ébauchoir. Chez lui, la facilité à produire n'exclut pas un extrême souci du détail. A propos de son fils Euthycratès, les critiques anciens affirmaient qu'il avait fait un choix parmi les qualités de son ^ît're, imitant sa précision {constantia) plutôt que son élégance \ On connaît déjà le mot caractéristique de Pline : « Le propre de Lysippe, écrit-il, c'est de poursuivre le fini du travail jusque dans les moindres choses )> \ Ces mérites si personnels s'évanouissent dans les copies, et nous en sommes réduits à n'y trouver que le reflet de la manière de Lysippe. Tout au moins la bonne réplique vaticane de V Apoxijoménos nous permet d'entrevoir un style très soutenu, une exécution à la fois souple et précise, jusque dans le rendu de la che-

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