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D'après Clarac, Sur la statut antique de Vénus Victrix

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la qualité du iiuirbre, et songe à une restauration antique. Suivant lui, on aurait réparé cette partie de la base en recopiant le nom de l'artiste, et il conclut : « le nom qu'offrait la plinthe de la Vénus de Milo devait être celui de son auteur '. » Partisan résolu d'un groupement avec une autre statue, opposé aux vues de Clarac, Quatremère de Quincy ne conteste cependant pas que les deux parties pussent se raccorder ; mais il explique le fait -par une restauration exécutée avec un marbre pris au hasard. On a souvent invoqué ce double témoignage pour restituer avec le fragment perdu la base de la statue. Le dernier savant qui ait consacré à la Vénus de Milo une étude détaillée, M. Furtwaengler, s'en est emparé, pour proposer une restitution très ingénieuse, et qui, si elle était certaine, résoudrait toutes les difficultés '. La plinthe actuelle se compléterait par devant et sur le côté droit avec deux morceaux rapportés; la partie droite, surélevée comme un socle, aurait supporté le pied gauche, et offert sur sa face verticale la signature de l'artiste : c'est là que trouverait place le fragment disparu. Dès lors on connaîtrait l'auteur; ce serait [Agésjandros d'Antioche sur le Méandre. La statue, forcément postérieure à la fondation d'Antioche, se placerait à la fin du second siècle ou au début du premier siècle avant notre ère, de 150 à 50 environ, et le grand style de l'œuvre s'expliquerait par le mouvement de renaissance, qui, à cette date, ramène les sculpteurs à l'imitation des modèles classiques.

Parmi les systèmes proposés, aucun n'offre plus de rigueur ni de logique. Pourtant la théorie de M. Furtwaengler se heurte à de graves objections. 1° On se représente difficilement le pied gauche débordant la base, et faisant saiUie juste au-dessus de l'inscription. 2° Dans les œuvres de la période comprise entre 150 et 50, la Vénus de Milo serait par ses caractères de style, tout à fait isolée. Il n'y a rien de commun entre le faire minutieux des œuvres de la renaissance uéoattique, et le style si large de la statue du Louvre. 3° Enfin, le dessin de Voutier montre que le prétendu fragment de base avec la signature appartenait au soubassement d'un hernies évidemment de date

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