I. Voir Beaumeister, art. Pergamon, pi. XXXIX, fig
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lion', enfin par celles d'Ouranos, de Pliœbé et d'Astéria (fig. 270). Arrivons à la grande face de l'est, où trouvent place les groupes les plus importants. De l'angle sud-est partent une série de plaques montrant les Géants aux prises avec Hécate, Artémis, Latone et Apollon'". Au point de vue du style, on pourrait y relever |)lus d'une défaillance; mais elles abondent eu détails curieux. En dépit de son triple corps,
Hécate n'a rien de monstrueux ; l'artiste a concilié avec esprit la tradition mythologique et les exigences de l'art en superposant les trois corps ; il faut un effort d'attention pour distinguer, sous le bras droit qui tient la torche, deux autres bras armés d'une lance et d'une épée (fig. 271).
Un peu plus loin, la lutte est engagée entre une Artémis un peu théâtrale et un Géant coitïé du casque, et armé du bouclier; aux pieds de la déesse, un Géant est étendu mort ; un autre hurle sous la morsure d'iui énorme chien aux poils frisés, qui lui implante
Pig. 2C9. - ÈCs. GranJe frise de l'autel de Pergame ggg ^rOCS daUS la nuqUC. LatOUC (Musée de Berlin).
dirige contre un ennemi tombé la flamme de sa torche. Apollon vient de décocher une flèche. Le torse du dieu, entièrement nu, se développe dans un mouvement d'une belle am- |ilcur, où l'on reconnaît s.ans peine le souvenir d'une des métopes les plus récentes du l'arthénon. A la suite, dans les parties jierdues, on restitue volontiers Déméter, les Moires, Héra, Iléphaistos, et Hébé conduisant le char de Zeus. Mais voici les deux morceaux essentiels de la frise, ceux qui montrent le triomphe des deux divinités auxquelles est
1. Voir pour cette figure, l'étude de Belger, Arch. Zekung, 1883, p. 8fi-90 qui retrouve le motif du groupe dans une monnaie du quatrième siècle, montrant la lutte d'Héraclès et du lion de Néméc.