‹ Histoire de la sculpture grecqueChapitre 279 sur 380 · Jahrbuch des arch. Inst., art cité, p · texte numérisé non relu

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5. Voir, sur cet arti,ste, Schumaclier, Oer Bildhauer Phgles ; Rhein. .Muséum, XLI, 1886, p. 223 et suivantes.

550 L'AIîT HELLENISTIQUE.

deux Cliiotes Zénodotos et Ménippos, Simon et Onasiplion, tous deux de Salamine. Au second siècle prennent place Mnasitimos et Téléson, Pytliocritos, fils de Timocharis, qualifié de Rhodien, Euthycratès, Simias, Archidainos de Milet, et enfin Protos. Les maîtres de la première moitié du premier siècle sont Théon d'Antioche, qui travaille pour Alexandrie, et reçoit à Rhodes l'ki^ajAîa; Charinos de Laodicée, puis deux frères, Ploutarchos et Démétrios, dont la période d'activité se date à coup sûr ; la signature de Ploutarchos se lit en effet sur la base d'un monument élevé en l'honneur d'un citoyen rhodien, qui a rempli une mission auprès de cinq personnages romains : parmi ces derniers figurent L. Licinius Murena, qui obtient en 82 le titre i'imperator, et L. Licinius Lucullus, consul en 74 '. Epicharmos de Soloi et son fils Epicharmos devenu citoyen de Rhodes, Léocharès, Simos d'Olynthe, font partie de la même génération, et continuent les traditions de l'école rhodienne après la guerre contre Mithridate.

Nous possédons une œuvre capitale de la sculpture rhodienne. Le 14 janvier 1506, un bourgeois de Rome, Felice de' Freddi, découvrait dans sa vigna , non loin des jardins de S. Pietro in Vincoli, un groupe de marbre représentant Laocoon et ses deux fils, enlacés par deux serpents '. Il était aisé de l'identifier avec l'œuvre de trois maîtres rhodiens, Agésaudros , Polydoros et Athénodoros, mentionnée par Pline'. Suivant l'écrivain latin, ce groupe, sculpté dans un seul bloc de marbre, surpassait toutes les œuvres de la peinture et de la sculpture ; il se trouvait de son temps dans le palais de Titus. La découverte du Laocoon mit la ville en rumeur. On venait en foule pour le voir; le neveu du pape Jules II, le cardinal Galeotto délia Rovere, en offrit GOO écus d'or; mais le chef-d'œuvre fut acquis par le pape, qui le destinait à son Belvédère du Vatican, alors en construction. L'admiration des poètes et des artistes se traduisit par des témoignages significatifs. Sadolet célébra le Laocoon en vers latins ; Bramante commanda à quatre artistes d'en faire chacun une fonte, d'après une copie à la cire, et le prix fut décerné à J.acopo Sansovino. On respecta mCine les niu-

1. Hiller von Gaeitringen, art. cité, p. 26. Th. Mominsen, Sitzunijsb. (1er berl. .Uad., 1892, XLI, 849.

2. Voir pour rhistorique de la découverte, Michaolis, Juhrbuch des nrch. Iii.it., V, 1890, p. 16.

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