‹ Histoire de la sculpture grecqueChapitre 282 sur 380 · L'ÉCOLE DE RHODES · texte numérisé non relu

L'ÉCOLE DE RHODES

témoignage des inscriptions soit favorable à l'Iiypothèse qui place vers le début du premier siècle l'exécution du groupe rhodien. C'est la conclusion à lacpielle a été conduit M. Kékulé, en étudiant les textes épigraphiques qui nous conservent les noms d'Agésandros et d'Athénodoros '. L'une d'elles, trouvée à Antium, nous donne la signature d'un Atiiénodoros, tils d'Agésandros -; d'autre part une inscription de Liudos nous fait connaître un décret en l'honneur d'un Atiiénodoros, iils d'Agésandros, fils adoptif de Dionysios, et (pii parait bien être un des maîtres du Laocoon \ Or, d'après la récente étude de M. Hiller von Gaertringen, cette inscription paraît dater du début du premier siècle avant notre ère. A la même époque appartient un texte publié par M. Paton \ ovi figure un Agésandros, fils d'Agésandros, petit-fils d'Athénodoros. Ce serait Agésandros II, le frère d'Athénodoros II ; il aurait, lui aussi, collaboré au Laocoon. Il est donc jtossible de dresser un tableau généalogique, rendant compte de la filiation de ces artistes '\ Le troisième sculpteur, Polydoros, serait forcément leur contemporain, peut-être leur frère, et la conclusion serait que les maîtres du Laocoon appartiennent aux premières années du premier siècle, c'est-à-dire à cette période où, nous l'avons vu, un regain d'activité se manifeste dans l'école rhodienne ^ S'il en est ainsi, le Laocoon est postérieur de près d'un siècle

l.Kekulé, Zur Deutung und Zeitbestlmmung des Laoioon, Berlin et Stuttgart, 1883. Cf. sur ces inacriptions, Loewy, Tytschr. gr. Bildh., W' 20S, 302, 44fi, 479,480, et Foerster, Lao/coon Denkmaeler unJ Inschr'/ten ; Jahrh. âeê arch. Inst., VI, p. 177.

Page 1