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Smith et Porcher, Discoveries at Ct/reiie, pi

SCULPTURE tiKECyUE. — T. II.

586 I/AKT HELLENISTIQUE.

relevant uu bras pour maintenir l'équilibre. Tel est le sujet d'un exeelleut bronze du IJritisli Museuu], œuvre cliarniante, où la linesse de la tête et la simplieité de la coiffure rappellent encore les types du quatrième siècle (fig. 303). Ces exemples suffiront peut-être à faire comprendre comment le genre prend possession des types mytliologiques, les transforme, et les dépouille de plus en jilus de leur caractère religieux ; comment la sculpture fournit des modèles pour toutes ces spirituelles figurines qui éclosent sous les doigts des modeleurs en terre cuite, et nous montrent un Olympe souriant, tout occupé de gracieux badinages.

Influence de la peinture. En s'appropriant les conventions de la ])einture, la sculpture hellénistique a trouvé une source de rajeunissement. Grouper plus librement les figures, les étager sur plusieurs niveaux, risquer des complications de lignes imprévues, taire intervenir un décor pittoresque ; voilà des ressources nouvelles dont elle tlispose. Nous avons vu quel parti elle en tire, quand nous avons analysé le style et la structure des groupes pittoresques. A )nesure qu'on se rend mieux compte des emprunts faits par la plastique à la peinture, on s'explique [ilus aisément la nature de certains monuments qui restaient comme isolés, et n'avaient pas trouvé leur interprétation définitive. Ici encore, nous nous bornerons à citer un ou deux exemples. Ou connaît le remarquable fragment du musée Boncompagni, dont une restauration malencontreuse a fait une sorte de masque, appliqué sur un fond. Dans cette tête de femme aux yeux clos par le sommeil, à la chevelure inculte qui retombe eu mèches désordonnées sur les joues et sur le cou , il faut reconnaître non pas une Méduse, mais une Erinuye ' (fig. 304). Suivant l'hypothèse très plausible de M. Helbig, nous aurions sous les yeux un débris d'un grou[)e colossal, représentant deux Erinnyes endormies, et comme lassées des châtiments qu'elles font su])ir à Oreste. L'artiste s'était sans doute inspiré d'un tableau célèbre, oii le peintre avait traduit un épisode des Eitnu'iniJes ou des Ckoéplforcs -. Il est très légitime de songer à uu modèle fourni par la

1. Helbig-ïout.-iin, II, p. 100, n» 86(!. Pour 1.1 restauration, voir Petcrsen, Itoem. Miltheil, 1892, lOC- 107. Brunn maiuticnt rancicnne dénomination de Mijduse : driccli. ducllcridcale, il 51-67.

2. Helbig, HeiiJiconli tleU'Accad. dei Lincei, 18110, p. 342-350.

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