‹ Histoire de la sculpture grecqueChapitre 336 sur 380 · LES NÉO-ATTIQUES EN ITALIE. G · texte numérisé non relu

LES NÉO-ATTIQUES EN ITALIE. G

sa sigiiatlue, l'Hercule Farnèse, dérive, nous l'avons vu, d'une œuvre de Lysippe '. Mais Glycou, qui travaille au plus tôt vers le début de l'Empire, n'a pas gardé au même degré qu'Apollonios le pur goût classique. Son Héraclès, où il a pris plaisir à exagérer l'ampleur de la musculature, semble être une copie prétentieuse d'un bronze de Lysippe, et reste bien au-dessous du Torso. Voici, d'autre part, un artiste athénien moins ambitieux, et qui se contente d'être un copiste infiniment habile et soigneux. Nous voulons parler d'ApoUonios, fils d'Archias, im contemporain d'Auguste. Cet Apollonios, que des liens de parenté rattachent peut-être à une famille de sculpteurs athéniens, où alternent les noms d'Archias et d' Apollonios ■, a signé un hennés en bronze du musée de Naples, découvert à Herculanum ^ Nous avons déjà signalé ce beau buste comme une des meilleures copies du Doryphore de Polyclète '. La finesse de l'exécution, le délicat travail de la chevelure font hoimeur à l'haliileté d' Apollonios, sans que nous puissions lui reconnaître d'autres qualités plus originales.

Chose curieuse ; c'est dans des œuvres péloponnésiennes que nous avons jusqu'ici reconnu les modèles imités par les néo-attiques. Il serait donc faux de voir en eux de purs « atticisants )>, uniquement préoccupés de faire revivre le style des anciens maîtres athéniens. Au vrai, ce sont des éclectiques, sachant se plier aux goûts de leur clientèle. Cependant, pour ce travail de copie ou d'adaptation, ils s'adressent également aux chefs-d'œuvre de l'art attique. Une Athéna colossale du Musée Boncompagni porte la signature d'un Athénien, [Antjiochos ou [Métjiochos ^; or, si l'on supprime les restaurations modernes, et en particulier le laid panache qui déshonore le casque, on se rend compte que le sculpteur a simplement copié la Parthénos de Phidias ; nous lui devons tout au moins une bonne réplique de la statue chry-

1 Voir p. 427, fig. 222. Pour la signature, voir Loewy, luschr. griecli. Billh., n" 345, avec la bibliographie. Le nom de Gl.rcon figure encore dans d'autres inscriptions suspectes. Loewy, ibid., u"' 507-509.

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