‹ Histoire de la sculpture grecqueChapitre 337 sur 380 · Loewy, ibid., n · texte numérisé non relu

Loewy, ibid., n

4. Tome I, p. 495, fig. 252. Il est possible qu'Apollonios soit aussi l'auteur du buste eu bronze d'Amazone, qui faisait pendant à Thermes du Doryphore, dans la villa d'Herculanum (Furtwaengler, Meislerwerl-e, p. 300, fig. 40.) et d'une tête d'athlète en bronze de même provenance. QBronzi d'Erco- ?a)io, I, pi. 53, 54. Comparetti etG.de Petra, la Villa £rco!anese, 7, 4. Furtwaengler, omît, cité, p. 496.)

5. Helbig-Toutain, Guide, II, n" 870, p. 104. Loevi'y, Inschr. griech. Bildh., n" 342.

séléphautiueduParthénon. Les Caryatides de rÉreclitliéion provoquent aussi des imitations , témoin les deux Caryatides du Braccio Nuovo et du palais Giustiniani, médiocres copies des élégantes statues d'Athènes, et auxquelles manque l'exquise fleur d'atticisme qui fait de ces dernières des modèles inimitables '. On a parfois proposé d'attribuer les Caryatides romaines à un artiste athénien du temps d'Auguste, Ulogénès, qui, vers 25 av. J.-C, sculpta les Caryatides et le fronton du Panthéon d' Agrippa ■. Mais on a peine à croire que ses Caryatides, très appréciées des critiques romains, fussent uniquement des copies d'œuvres très connues, et que le sculpteur n'y eût pas mis sa marque personnelle.

On voit d'ailleurs apparaître sous l'Empire un type de Caryatide très différent du type créé par les sculpteurs de l'Erechthéion. La signature de deux artistes athéniens, Criton et Nikolaos, est gravée derrière le calathos que porte sur la tête une Caryatide de la villa Albani (fig. 333) ' ; mais la tête seule est l'œuvre des deux sculpteurs ; elle a été rajustée mal à propos sur un corps de femme que la nébride jetée en écharpe désigne comme une Ménade. Si l'on veut restituer le véritable type de la statue, il faut s'adresser à une série de quatre autres Caryatides découvertes au même endroit, dans la Vigna Strozzi, près delà voie Appienne, et qui offrent des variantes d'un type de femme drapée, la tête chargée d'un calathos historié de rosaces et de palmettes '. En regard de la Caryatide Albani, si malencontreusement restaurée, placez celle du Braccio Nuovo, au Vatican (fig. 331)^ ; vous aurez une idée beaucoup plus juste du type traité par Criton et Nikolaos. Or, dans cette figure de femme drapée, la main droite sortant du manteau, vous reconnaîtrez facilement un type très familier à l'art atti-

1. Li Caryatide du Braccio Nuovo est reproduite dans Rayet, Mon. de l'art antique, I, pi. 41. Cf. Helbig-Tontain, Guide, I, n» 1.

2. Pline, -Va*. Hist., 36, 3fi. Cf. Bruun^ Griech. Kihistler, I, p. 54S. Benndorf, Arch. ZeiUng, 186G, p. 231.

3. Helbig-Toutain, Guide, II, n" 721, p. 7, Bruon, Denimaeler, u" 251. Cf. Loewy, Inschr.gr. Bildh., n» 346.

4. Voir l'étude de H. Bulle, Die Kari/atiden von Jei- Via Appia, Roem. Mittheil, IX, WM, p. 135- IGl. Ces statues sont les suivantes : 1" Rome, Villa AlKini, Helbig-Toutain, II, n" 834; 2" Rome, Vatican, Braccio Nuovo, Helbig-Toutain, I, n'> 23; 3' Londres, British Sluseum, Clarac, 444, 81Ô. 4» Rome, Villa Albani, Helbig-Toutain, II, n» 837.

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