Helbig-Toutain, II, n
LES NÉO-ATTIQUES EN ITALIE. r,:u
que du quatrième siècle, et resté en faveur pendant toute la périude
Fig. 333. — Caryatide de Criton et Xikolaos (Rome. Tilla Albani).
hellénistique. Si , comme l'indiquent la forme du visage et l'arrangement de la coiffure, les Caryatides de la voie Appienne dérivent de
types créés au temps de Scopas et de Praxitèle ', elles attestent, par
un curieux exemple, la persistance des néo-attiques à s'inspirer de l'art classique. Criton et Nikolaos sont en effet des artistes du second siècle après J.-C, et des contemporains d'Hadrien. Après la démonstration faite par M. Bulle, on n'hésite guère à admettre que leur Caryatide et les quatre autres ont la même origine, et proviennent du Triopeion construit, entre 161 et 171, par Hérode Atticus, en l'honneur de sa femme Régilla.
Faut-il laisser aux deux sculpteurs athéniens le mérite relatif d'avoir transformé eu Caryatides un type très connu? Ce travail d'adaptation est-il l'œuvre d'un artiste antérieur? La question reste douteuse. Tout au moins des Caryatides analogues à celles-ci, trouvées à Athènes, et datant de l'époque impériale, prouvent que cette innovation avait fait fortune dans l'art gréco-romain '.
Nous revenons au premier siècle avant notre ère avec les artistes qui ont porté le nom de Uléomèues. Un Cléomènes est connu pour avoir exécuté les Thes-
lig. ool. — Caiyatide, i.ioveLMUt deh. Villa . . . ii- i -
de SixteV (Vatican, Braccio A'uoro). piadcS dont Asmius PolllOU décOra
1. St. Bulle pense plutôt à des originaux de la fin du cinquième siècle (p. 15"). M. Furtwaengler place au contraire, et avec raison, les prototypes au quatrième siècle. (^Mcisterweike, p. 570, note 2.)
2. Peur les Caryatides d'Athènes, Toir BuUe, arl. cUi, p. M9-1Ô2.