‹ Histoire de la sculpture grecqueChapitre 355 sur 380 · Pline, Nat. llisl · texte numérisé non relu

Pline, Nat. llisl

4. Helbig-Toutain, II, n" 744. Voir, pour les reproductions, ArcIi. Zeiluiti), 1878, pi. 15, p. 123. Kékulé, nie fi'ruppe des Kiinatlers Afenelaw, pi. II, 2. Bruim. l'eiikmaeler, n" 3U1. Pour l'inscription, Loewy, fmcir. gr. Biljli., n- 374.

L'ÉCOI.E DE PASITÉLÈS. COI

peut facilement replacer dans les mains des attributs de i)alestre. Le tj'pe du visage est sévère. La structure du corps rapi)elle colle des anciennes statues péloponné siennes ; mais l'exécution , très adoucie, donne je ne sais quelle impression équivoque, et contraste avec la solidité des formes- Tel est le monument sur lequel on a édifié toute une théorie, qui fait de l'école de Pasitélès une école distincte, animée d'un esprit de réaction contre le style théâtral des Asiatiques et l'idéalisme conventionnel des néoattiques, et s'inspirant des vieux maîtres du cinquième siècle pour les imiter librement; école de toreuticiens, qui étudierait exclusivement les sculpteurs argiens antérieurs à Polyclète, pour leur emprunter leur science raisonnée de la nature'.

Depuis que nous connaissons mieux l'art archaïque, l'originalité des (( Pasitéliques » est devenue très suspecte '. Cette statue de Stéphanos, où l'on voyait une conception personnelle, paraît être simplement une copie, car nous retrouvons une réplique du même original dans du sculpteur stci.han.w ; Rome, vuia Aii.ani),

1. Cette opinion a été soutenue par Ernnn, Grlech. Kûnstter, I, p. 595; Êekulé, hie Ctruppe des Kûnstlers Menelaos, p. 42 ; Waldstein, American Journal of Arch. 1887, p. 1, et Baumeister, Denkmaekr, II, p. 1190.

2. Voir surtout les critiques de Hauser, Die neu-ult. Reliefs, p. 182-187.

r,C2 L'ART GREC A ROME.

un torse de Berlin, d'un style plus ferme et plus franc '. On s'accorde aujourd'hui à admettre que Stéphanos a pris pour modèle un bronze argien, une statue d'athlète vainqueur, exécutée entre 470 et

Fi;,'. 347. — Gruuiie dit J'Oruste et U'Éleclie (ilusCc de ^'.ii.les ;.

4G0 par un discijde d'Agélaïdas, et que son rôle s'est borné à attéimer la rude vigueur du style péloponnésien ■. Nous savons d'ailleurs,

].F!a.'?ch, y)r<-/i. XeiluHy, 1878, pi. M. liesrJiieili. :1er. mit. Shilpl.. n" '>09.

2. Pour les arguments ù l'appui , voirsnrtout Studniczka, Roein. Mill/uil., 1887, \y 97. Furtwaengler. bO" Programm eum Winchlmaiinifeste, 1890, p. 135 et suivantes.

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