‹ Histoire de la sculpture grecqueChapitre 357 sur 380 · I/ECOLE DE PASITÉLÈS. CM · texte numérisé non relu

I/ECOLE DE PASITÉLÈS. CM

de bronze du musée de Naples, trouvé en 1853 i\ Pompéi, et souvent cité comme un exemple caractéristitiue de,' la manière de Pasitélès

Fig. 340, — Groupe signé dusculpteur Ménélaos. Haut. 2 mètres (Rome, ilusée Boncompagni).

(fig. o50) '. Le sculpteur gréco-romain avait sans aucun doute sous les yeux un modèle argieu auquel il a emprunté la structure générale du

I. Overbeck, Gr!ec!i. Kunstmylh. III, Apollon, n. 111, n» 1; Atlas, pi, XX, u" 2G. Erunn, DeulcmmUr, n" 30-2.

SCPLPTPRE «RECytE. - T. ir. S4

corps, l'attitude, la forme de la coiffure, ra<i,encement des cheveux enroulés autour d'un cercle métallique, d'oii s'échappent des boucles en

spirale. Mais il a pris des libertés avec son modèle, car en plaçant dans les mains du dieu la lyre et le plectre, il l'a transformé en citharède, oubliant que le type du citharède nu était étranger à l'art archaïque '. Sous sou ébauchoir, le style énergique de l'original s'est affadi, et comme alangui ; ou en jugera si l'on compare à la tète de l'Apollon pompéien la belle tête de bronze de l'Acropole qui nous révèle dans toute sa vigueur austère le véritable style péloponnésien ". L'artiste gréco-romain a donc fait œuvre de traducteur, plutôt que de copiste sincère et on reconnaît la même tendance dans une série de statues dérivant du même original '. L'Apollon de l'Académie de Mantoue, debout auprès d'un arbre, au tronc duquel monte un serpent; l'A- ]iollon à la cithare du palais l'itti ; l'Apollon Mazariu du

Fig. 350. - Apollon, «tatue de bron.e provenant de la Lo^^rC, Oui teiUlit UUC 1 vre , Cma del CUarista & Pompéi (Musée de Naples).

1. if. Woltcra penae cependant que ce type a pu exister A Sparte, et cite une statuette archaïque en bron/.e, trouvée près de rAmyklaion. Jahrhuch. des arch. Inst.. XI, ISHG, p. 1-10.

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