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L'ALEXANDIUNMSME. 087
genctrix eut lieu en l'aimée 46, et, pressé de la faire, César fit mettre en place la statue inachevée. On discute encore sur l'identification de la Venun ijenetrix d'Arcésilas. Suivant l'hypothèse la plus vraisemblaMe, qui a pour elle le témoignage des monnaies de Cordius Rufus, contemporaines de la dédicace du temple, la déesse était représentée vêtue, une lance ou un bouclier ù la main; sur son épaule était assis uu Amour ailé '.
Les autres œuvres d'Arcésilas connues par les textes sont assez significatives. Asinius PoUion avait acquis ses Centaures portant des nymphes ". Le simple énoncé du sujet éveille le souvenir des Centaures capitolins d'Aristéas et Papias, copiés d'après des originaux hellénistiques. On restitue facilement deux groupes symétriques, se faisant pendant, et la donnée nous reporte à une source d'inspiration très familière aux Alexandrins. Dans le même esprit était conçu un groupe de marbre, signé d'Arcésilas, que Varron possédait dans sa collection''. C'était une lionne de marbre, entourée d'Amours; les uns la tenaient en laisse ; les autres la piétinaient sans façon, et s'amusaient à la faire boire dans une corne. Qu'on se rappelle les mosaïques pompéiennes et celle de Porto d'Anzo où sont traités des sujets analogues ' ; qu'on examine la paire de canthares de Bosco Reale, où un Satyre et Dionysos chevauchent le premier une lionne, le second une panthère que lutinent des Amours ^ ; on reconnaîtra là des œuvres apparentées à celle d'Arcésilas; elles dérivent de la même source, et trahissent bien le goût pour la mythologie de boudoir qu'ont mis à la mode les Alexandrins. Entre Arcésilas et les ciseleurs qui décorent les
1. C'est riiypothèse défendue par Reift'erscheid (^Annali , 1863, p. 361), par Wissowa (Z>e Vtneris sinndacris romanis, 1882, p. 22) et par L. von Urlichs (^Arkesilaos , p. 11). M. Kékulé restitue au contraire la statue avec les attributs de la Parthénos (^Arch. epigr. îliUheU. aus Œsterreich , III, p. 19). Nous avons déjà mentionné ailleurs la théorie de M. S. Eeinach, d'après laquelle Arcésilas aurait pu reprendre le type de la Vénus drapée, créé par Alcamènes. Voir page 121, note 3.
2. Pline, A'o^ Hisl., 36, 33. J'en rapprocherai volontiers le Centaure marin enlevant une nymphe, trouvé près de la voie Latine, et conservé au Vatican ; Helljig-Toutain, Gviâe, I, n» 180.