Pline, Nat. Hist
4. Museo Borbonico, 7, 61, Mu/eo Capitol., 4, 19. Cf. L. von Urliclis, Arkesilaos, p. 16. M. Wiclihofï croit retrouver la manière d'Arcésilas dans le bas-relief de A'iènne représentant une lionne, que nous avons reproduit plus haut, page 877, fig. 298. Cf. Wickhoff, Die Wiener Geuesis, p. 26.
5. Héron de Villefosse, Comptes renâus de l'Acad. des hiscr., 1895. p. 262. Nous reproduisons en cul-de-lampe un de ces canthares. Fig. 360.
vases de luxe, il y a d'ailleurs certaines affinités. Peut-être leur fournit-il des modèles; car il est l'auteur d'un modèle de cratère en plâtre acheté au prix d'un talent par un chevalier romain, Octavius '. Ses esquisses en terre, ses 2)ropIasmata, ne sont pas moins recherchées que celles de Pasitélès ; ou les paie aussi cher que des statues d'autres artistes moins célèbres. Voir dans Arcésilas un des représentants les plus brillants de l'alexaudrinisme est donc une conjecture fort séduisante. Ce sculpteur qui ne fait aucune concession au style archaïsaut, qui se sépare des néo-attiques et des (( Pasitéliques », et reste fidèle aux traditions de l'hellénisme , a certainement une physionomie assez accusée. On replace volontiers autour de lui tout un groupe d'artistes, sculpteurs, ciseleurs, modeleurs en terre ou en stuc, qui travaillent à populariser dans la Rome de César les gracieuses et spirituelles créations de l'alexandrinisme.
Nous avons vu à l'œuvre les différentes écoles qui se jjartagent la clientèle de la Rome républicaine ; nous pouvons dès lors apprécier ce qu'est cette renaissance de l'art dont le début, au dire de PHne, se place vers l'année 150. A vrai dire, il n'y a pas là, à proprement parler, un de ces mouvements décisifs qui impriment à l'art une direction nouvelle. Ni les néo-attiques, ni les >( Pasitéliques », ni les Alexandrins ne sont des créateurs. Parmi les artistes les plus renommés de ce temps, aucun ne t'ait figure de novateur. Les uns reviennent au passé, les autres continuent des traditions établies. Avec une incontestable habileté d'exécution, et des mérites de style assez réels pour que les sources littéraires en témoignent, ils restent des maîtres secondaires. Mais si l'on veut apprécier équitablement leur rôle, il faut voir en eux les ouvriers d'une grande œuvre historique : la conquête de Rome par l'art grec. Sans cet afflux de sculpteurs (|ui ouvrent à Rome des ateliers, y forment des élèves, embellissent les édifices publics et privés, Rome, enrichie des dépouilles de la Grèce, n'aurait été (piun vaste nmsée. C'est grâce aux artistes vivants que l'art grec refleurit sur le sol italien et y pousse de vigoureuses racines. En ce sens ils sont bien les promoteurs d'une renaissance.