Clioisy, p. 136, cf. Ihrmes, II, p
4. La bibliographie des travaux relatifs à l'Ereehthéion est considérable. Nous donnons seulement pour mémoire l'indication des ouvrages déjà anciens de Inwood (1827) de Quast (1840i et de mémoires plus récents, comme celui de Fergusson, Das Erechlheion, Leipzig, 1880. Nous signalerons encore ceux de M . L. Julius, Ueber das Krechtheion, 1878, et de M. Fowler, dans les Papers of the american School, I, 1882-1883. Jane E. Harrison, Mglhologg and Monuments of ancient Athens, p. 483 et suivantes. Cf. Le plan adopté par Beulé (^l'Acropole d'Athènes, II, p. 216 suivantes) est fondé sur la restauration de Tétaz, conservée & l'École des Beaux-Arts. (Cf. Tétaz, Reloue arch., 1851, p. 1-12).
L'ERECHTIIEION. 89
s'ouvre sur un portique la grande cella d'Atliéna, le vaoç tv;? Uo>.iy.fîo; '. Au milieu, une chambre intérieure divisée en deux pièces, l'une au nord, l'autre au sud ". Celle du nord renfermait la source d'eau salée, l'autel de l'oseidon-Ereclithée, et communiquait avec le caveau où l'on montrait le trou du trident, sous le portique nord. Celle du sud était réservée au culte du héros Boutés. A l'ouest, le vestibule auquel donnait accès le i)ortique nord s'appelait le Cécropion ; un escalier et une porte le mettaient en communication avec le portique sud, celui des Caryatides. Sans nous arrêter plus longtemps aux divisions intérieures, nous irons droit au portique des Caryatides, à celui que les inventaires de 40'j désignent sous le nom suivant : <( le portique qui est près du Cécropion » (t, 7:060x7.01; -h -pc,; tw R£x.po7i:{w) -. Un soubassement supportant un haut stylobate, ou plutôt un mur d'appui, cerné à sa partie supérieure par une moulure décorée d'oves ; six statues de jeunes filles formant colonnade, et soutenant un léger entablement ionique, orné de fleurons et de denticules ; un plafond de marbre à caissons sculptés, voilà les éléments de cette élégante construction, qui reste une des œuvres les plus originales et les plus coquettes de l'architecture attique (fig. 43)^. Ainsi ouverte sur l'intérieur de l'Acropole, baignée de tous côtés d'air et de lumière, cette sorte de loggia était sans doute réservée aux femmes et aux jeunes filles attachées au culte d'Athéua PoHas. C'était comme un balcon d'où les jeunes Errhépliores, soumises à une sévère réclusion, pouvaient, aux jours de fête, jouir du spectacle des cortèges sacrés, et suivre du regard la marche lente et rythmée des processions.
On a souvent cité et commenté le passage bien connu où Vitruve ' explique l'origine du nom de Caryatides donné à ces statues de fem-