Conze, Arch. Zeltunij, 1880, p. 1, pi. I
2. M. Furtwaengler propose de les reconnnître sur une pierre gravée, reproduite dan> Miiller-Wieseler, II, 2-2fi ; ifeisterwerie, p. 114, note 1 .
3. Voir pour les textes, Overbeclv, SchriftqueUen, 834-843. Pausanias l'attribue A Phidias (I, ?,?,, 2). On connaît, d'autre part, rhktoriette racontée par Pline Çibid., 36, 17). Agoracrite, vaincu par Aleamènes dans un concours ouvert pour une statue d'Aphrodite, aurait transformé son Aphrodite en Némésis. Pour la critique de ces textes, voir Wilamowitz iloellendorff, Antigonosron Kari/slos, dans les Philolog. Untersnchuiigcn, IV, p. 10 et sniv.antes,
4. J. Six, Xumhmalic ChronkU, pi. V, p. 89. Percy Gardner, Types »f ç/reel: Cmii.<, pi. X, n« 27. Babelon, Catalogue des monnaies gr. 'le la Bihl. nat. Les Perses Achém/niiles, p. CXLIII. Cf. snr les attributs de la Némésis d'Agoracrite, Furtwaengler, Coll. Saboiiroff, II, Vases, Inlroductiuu, p. 17.
5. Rossbach, Mlllheil. A(he>i,XY.1890,p.Gi. Ci. Catalogue tyf Sculpture oftheBristish ^ruseum, p. 264, n" 4'JO.
6. Ces sculptures sont conservées au Jlusée central d'Athènes. Cavvadias, Catalogue, n"' 203-214. Cf. Staïs, 'Eçr,|i. ip-/., 1891, p. 63, pi. 8 et 0. Elles ont été étudiées avec beaucoup de soin par M. L. Pallat, qui propose une restitution de la scène princip.-ile : Juhrh. des arrh. Iiisl., 1801. p. \-Z7.. pi. 1-7.
St'Dr.PTl'RE liRECyCE. T. II. IJ
de Tyndareus, d'Agamemnon, de Méiu'las, de Pyrrlios et des Dioscures, le détail de la composition nous échappe. Mais il y a là des morceaux d'un art charmant. Plusieurs fragments de figures drapées, les têtes d'Hélène et de Néraésis, celle d'un jeune homme, où l'on reconnaît un des Dioscures (fig. 55), ont toute la saveur du style de Phidias. Mieux que tous les textes, ces marbres nous font comprendre ce que pouvait être un artiste formé par un tel maître.
A côté des disciples directs, immédiats, il y a place pour des élèves plus indépendants, qui, tout en adoptant les principes de style inaugurés par un génie créateur, ne compromettent pas leur originalité et conservent leur physionomie personnelle. Tel paraît avoir été le rôle d'Alcamènes, placé par certains écrivains anciens « au second rang » après Phidias, tandis que d'autres le donnent comme son rival '. La date d'Alcamènes, ses origines, ses rapports avec Phidias sont encore aujourd'hui matière à discussion. Le problème se complique par surcroît de la collaboration aux frontons d'Olympie qui lui est attribuée sur la foi de Pausanias, et l'on sait déjà que, pour sortir d'embarras, certains critiques ont supposé l'existence de deux artistes portant le nom d'Alcamènes ". Nous avons déjà, pour notre part, écarté ces hypothèses, et nous nous en tiendrons à un Alcamènes unique, n'ayant rien de commun avec l'auteur encore ignoré du fronton occidental d'Olyinpie.
Les sources suivies par Pline désignaient Alcamènes comme un sculpteur d'origine athénienne, élève de Phidias. D'autres témoignages le font naître à Lemnos. Peut-être la contradiction n'est-elle qu'apparente si, comme on peut le croire, il est le fils d'un clérouque athénien de Lemnos, qui avait conservé le droit de cité à Athènes '. La date indiquée par Pline, aux environs de 448, marque-t-elle le début de ses travaux? S'il en est ainsi, rien n'empêche de voir en lui un contemporain de Phidias \ mais plus jeune, et par suite en position d'être son
1. Pausanias (V, 10, 8,) dit «le lui : Ta SsuTspEîa £V£Yxa|A£vou cofîa; éî tioÎt^oiv ifa)|jLâTWA Pline (A'at. Uiil., 31, 49) le cite comme un des amuli de Phidias.
2. Voir, Bur ces questions, Loeschcke, Programme de Dorpat, 18S7. J. Six, Journal of llellen. Sludies, X, 1889, p. 112. C.Robert, Arcliaeol. Maerchen, p. 41. Petersen, Roemiiche Millliell. IV, 1889, p. 65.
8. C. Robert, Arch. Uatrche», p. 4fi, note 1 ; Kroker, Olckhnamige griechische Kiiiisller, p. G. 4. TÛ HkiUo. ûyxfovo;, Tzetzès, Chil. VIII, 341.