L'ÉCOLE DE PHIDIAS
élève '. Voici d'ailleurs deux faits très précis, qui nous autorisent à placer dans la seconde moitié du cinquième siècle sa période d'activité. Il était l'auteur d'une Hécate Epipunjidla consacrée sur le Pynjos d'Athéna Niké, postérieure par conséquent à l'achèvement des Propylées, c'est-à-dire à -133. En outre il avait exécuté pour l'IIéracléion do Thèbes deux statues colossales d'Athéna et d'Héraclès en marbre poiitélique; c'était une offrande de ïlirasybule et de ses compagnons , destinée à rappeler que les conjurés étaient partis de Thèbes pour délivrer Athènes, en l'année 403 ". Son activité se prolonge donc jusqu'à la iîn du siècle et peut-être au delà. Quant aux œuvres que l'on pourrait invoquer pour justifier l'hypothèse d'un autre Alcamènes plus ancien, elles se réduisent à une seule, abstraction faite du fronton d'Olympie. II s'agit d'une statue de Héra qu'on voyait dans un temple, sur la route de Phalère à Athènes '\ Au temps de Pausanias, le temple n'avait
plus ni portes ni toit, et l'on racontait que cet état d'abandon perpétuait le souvenir de l'incendie allumé par Mardonius, au temps des guerres persiques. Faut-il faire ressortir l'invraisemblance de la légende? Et imagine-t-on les Perses épargnant une statue de culte, après que les fouilles de l'Acropole nous les ont pour ainsi dire montrés à
Fig. ôô. — Tète en relief , provenant de la base de la statue de Némésis, trouvée à Rhamnonte. (Musée central d'Athènes.)
1. Pline, Xat. Ilisl., 3G, 16. « Alcameneu Atheniensem, quod certum est, docuit (Phidias) t.