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cette dernière sur deux eii-tète de décrets attiques, l'iui de raimée 405 (fig. 56), l'autre de raniice 400, sous rarchoiitat de liudiès '. La figure drapée qui tend la main à Atliéua et s'appuie sur un sceptre (iftre le ty})e et l'attitude reproduits dans plusieurs belles statues de Héra'. Le rapprochement paraîtra très vraisemblalile, si l'on songe qu'Alcamènes
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Fig. 50. — En- tète d'un décret attiqne conférant le droit de cité à des Samiens, et daté de l'année 105/4. (Athènes. Trouvé dans les fouilles de l'Acropole.)
est en quelque sorte, dans l'école attique, le créateur du type classique de Héra. Il serait chiméri(|ue de prétendre classer clironologiquenient toutes ses œuvres. Eappelous seulement que les deux statues d'Héraclès et d'Athéna exécutées pour Tlirasybule prennent ])lace dans les der-
1. '.\jix- 4s>-Tiov, 1888, p. 123 et 124, et Pet€i-sen, Roemisclic Mitlheil., IV, 1x80, p. G5-74. — Schoene, Oriechische Uelk/s, pi. X, n° 54.
2. Notamment une statue colossale du Vatican, Helbig-Toutain, Guide, I, p. 212, n" 297. ÎI. Helbig la rapproche de ces deux reliefs attiques. Cf. Puchsteiu, Jahrbuch desarch. Inst., V, 1890, p. 92.
lîières années de la vie d'Alcam^nes. Notons enfin qu'une t'ois, au moins, il s'était attaqué à un sujet athlétique. Son vainqueur au pentathle, coulé en bronze, avait mérité l'épithète de « classique » {encrinomenos) '. C'était comme une sorte de canon, une véritable formule d'art.
Le chef-d'd'uvre du maître athénien était l'Aphrodite du temple situé dans le lieu qu'on appelait les Jardins (lv-?,7roi) au sud-est du Lycabette, entre la ville et l'ilissus. Pausanias la signale en même temps qu'une Aphrodite en forme d'hermès, surnommée Oia'am'a, qui n'a rien de commun avec la statue d'Alcamènes '. L'Aphrodite des Jardins était, au temps de Pausanias, une de ces œuvres que les amateurs d'art ne manquaient pas de venir admirer (tùv 'AOriv/fciv àv oXiyuii 6£aç xiiy) et les exégètes racontaient que Phidias y avait mis la dernière main '. Dans le dialogue des Portraits, Lucien déclare, par la bouche de Polystratos, que c'est la plus belle des statues d'Alcamènes, et l'on connaît les jolies pages où, composant avec les chefs-d'œuvre de la statuaire et de la peinture le portrait de la courtisane Panthéa, il emprunte à la déesse des Jardins « les pommettes et les saillies du visage, les extrémités des mains, les belles proportions des poignets, la forme fuselée et amincie des doigts ^ ».
Cette œuvre si goûtée d'un tin connaisseur tel que Lucien estelle absolument perdue pour nous? Depuis longtemps, la sagacité des archéologues s'est appliquée à en découvrir des copies •'. A ce point de vue, aucune statue, croyons-nous, ne mérite plus l'attention que le marbre du Louvre découvert à Fréjus vers le milieu du dix-septième siècle, et désigné sous le nom fort contestable de Viiius (jenitrix^ (tig. 57). La déesse est debout, tenant de la main gauche une pomme
1. Pline, Nul. Ilist., 31, 71. Le sens de cette épithcte a été très discuté. M. H. L. Urlichs a établi par des arguments très forts qu'elle a vraiment un sens laudatif. Blaetterf. d. baj/er. Gi/mnasiahchiilw. t. XXX, p. 609.