‹ Histoire de la sculpture grecqueChapitre 53 sur 380 · Lucien, Dial . des Porlrails, I et B · texte numérisé non relu

Lucien, Dial . des Porlrails, I et B

ô. Liibke a proposé de l'identifier avec la Vénus de Milo (Gesch. ihr Plastil; 1870, 1. 1, p. 130-131 .) Cette théorie a été développée de nouveau par M. F. Eavaisson, La Vénus de Milo. Mcm. de l'Acad. des Ittcr., t. XXXIV, 18B2, p. 231 et suivantes.

6. Froliener, \olk-e de la sculpture antique, n" 135. M. S. Keinach a consacré à cette statue un mémoire développé auquel nous renvoyons pour l'étude et la critique des différentes hypothèses dont elle a fait l'objet. i« Vàiua diajnje au musije du Louvre, Cac. arcli., 1887, p. 250 et suiv., p. 271 et suivautcs, pi, 30.

Fig. 67, — Aijlu-odite drapée, statue trouvée à Fréjus. (Musée du Louvre.'

L'KCOI.K DK l'IIILHAS. ]-2l

et de la droite relevant un des coins du manteau dont une extrémité s'enroule sur le bras gauche. 8a longue tunique, sans manches ni ceinture, a glissé sur l'épaule gauche, laissant à découvert le sein et l'attache du bras ; les plis menus de la légère étoffe épousent les formes et suivent les contours du torse, de la hanche, de la jambe droite légèrement fléchie et ramenée en arrière. La statue de Fréjus est l'exemplaire le plus remarquable d'une série de répliques, marlires, bronzes, terres cuites, sans parler des pierres gravées et des monnaies, qui attestent la popularité d'un type souvent repris à l'époque hellénistique et à ré[)oqiie romaine '. Nous n'avons pas ici à eu suivre la fortune à Rome, ni à rechercher dans quelle mesure un sculpteur du premier siècle avant notre ère, Arcésilas, a pu s'en inspirer dans sa Venus genetn'x, exécutée pour le temple dédié par Jules César. Il nous suffira de rappeler que des répliques en terre cuite, trouvées à Myriua. proi;vent combien ce type était familier aux coroplastes de l'époque hellénistique. i\Iais à quelle date placer la création du motif original? Faut-il, avec plusieurs érudits, en faire honneur à Praxitèle, ou remonter jusqu'au cinquième siècle et désigner Alcamènes^? Nous adoptons cette seconde hypothèse. Rien, en effet, dans le type et dans le style de la statue, n'est étranger à l'esprit du cinquième siècle. Les draperies transparentes sont connues de l'école de Phidias, témoin la Niké du Parthénou et les reliefs de la balustrade d'Athéna Niké. Est-ce la chute de la draperie glissant de l'épaule gauche qui paraîtrait dénoter une direction d'art plus récente? Qu'on se rappelle encore les Parques et la Victoire dénouant sa sandale. Enfin le preste de la main dmite ramenant le manteau est comme

1 . Ces répliques sont énumérées par M. S. Beinach, ntem. cUé, M. Conze a signalé de nouvelles copies pixivenant du Pirée et de Perg-.ioie; d'autres conservées aux musées d'Athènes et de Jlyconos. iIiUl(eU, A'Iien, t. XIV, ISS'J, p. 10!) et suivantes.

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