‹ Histoire de la sculpture grecqueChapitre 88 sur 380 · Aristophane, ?c'S Oiseaux, vers 212 et suivants · texte numérisé non relu

Aristophane, ?c'S Oiseaux, vers 212 et suivants

4. L'iuscriptiou reproduite par Loewy, ouvi: cité, n" 61. appartient peut-être à la base de cette statue. •'>. C'est la place ([ue lui assignait Bruun, Griedi.Kiiiisllei;!, p. 24(). M. Cavvadias a bien montré que

la période d'activité de Thrasymédès est plus récente. 'Eçriix. àpx-, 1885, p. 50. Il a retrouvé près du sculptuee GrvECQrE. — t. ii. 21

qui reste vrai, c'est que la statue de Thrasymédès procédait du Zeus Olympien, à tel point qu'un écrivain ignorant pouvait l'attribuer à Phidias '. Le dieu était assis, le bras gauche relevé, appuyé sur un bâton noueux, la main droite posée sur la tête d'un serpent de bronze doré, et tenant une patère. Un chien était placé près du trône ". Tel est bien le type reproduit sur les monnaies d'Epidaure où l'on s'accorde à reconnaître une imitation de la statue de Thrasymédès '. Il est permis de croire que la sculpture industrielle s'en est plus d'une l'ois inspirée, dans les ex-voto si fréquemment offerts au dieu guérisseur, et un élégant bas-relief attique où le dieu, nonchalamment accoudé sur son trône, accueille une famille d'adorants, a peut-être avec la statue d'Epidaure une lointaine parenté \ Mais surtout nous devons prêter attention à deux remarquables bas-reliefs en marbre pentéliqûe, trouvés à Epidaure, et qui semblent dériver, plus ou moins directement, de l'œuvre de Thrasymédès ^. Notre figure 88 reproduit le plus ancien et le meilleur. Le dieu est assis sur un siège à pieds courbes, beaucoup plus simple que ne l'était le trône très orné de la statue; le bras droit, appuyé sur le dossier, tenait sans doute un bâton noueux ; la main gauche se porte en avant avec un geste d'accueil ; les jambes sont croisées nonchalamment. Certaines particularités, comme l'absence des attributs connus par la description de Pausauias et par les monnaies, la pose de la main gauche et des jambes, nous défendent de voir ici une copie rigoureuse de la statue chryséléphantine ; mais le lias-relief est certainement contemporain de l'œuvre du maître parien; sa forme, sa base saillante, les traces de trous de scellement le désignent comme un ex-voto qui était peutêtre fixé au-dessus d'une cymaise sur un des murs du temple. Il est

Slade, une dédicace i Apollon et à Asclépios avec la eignatnre de Thrasymùdis : or l'iiiscniition est du début du quatrième siècle. ('A6rivâ, VI, 18114, p. 183).

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