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LE QUATEIB
dreà une exactitude qu'il aérait chimérique d'espérer : elle nous fournira tout au moins des points de repère pour aborder sans trop de confusion l'étude la plus importante, celle des œuvres.
g 3. — LES PREMEBEES ŒUVRES
Au temps où se placent les débuts de Praxitèle, vers 370, la politique habile d'Epaminondas a provoqué dans le Péloponnèse une vigoureuse réaction contre l'hégémonie de Sparte. Mantinée est rebâtie en 370. Quelques mois après la bataille de Leuctres, les républiques arcadiennes se donnent une capitale qui est une ville nouvelle, Mégalopolis, « la grande ville ». Cette renaissance politique est le signal d'mi actif mouvement d'art, et les travaux de décoration des villes fondées ou reconstruites appellent dans le Péloponnèse des maîtres attiques, comme Képlnsodote l'ancien et son compatriote Xénophon. Sans doute Praxitèle accompagne son père en Arcadîe, et le jeune sculpteur y trouve l'occasion de manifester son génie naissant. Sans doute encore, il est tout pénétré des enseignements de son père. Chose curieuse, la première de ses œuvres dont nous connaissions la date est un groupe de trois figures, comme le groupe que font pour Mégalopolis Képhisodote et Xénophon. Praxitèle l'exécute eu 362 pour un temple double de Mantinée; son œuvre était placée dans la partie 'du temple consacrée à Latone et ses enfants , et elle montrait Latone groupée avec Artémis et Apollon '.
Le groupe est perdu. Mais, grâce aux fouilles poursuivies par M. Fougères k Mantinée, nous connaissons trois des bas-reliefs qui décoraient la base; ils ont été retrouvés en 1887^. Pausanias fait une brève allusion à cette base sculptée. i Sur le socle, dit-il, étaient représentés les Muses et Marsyas jouant de la flûte ^ ». Tel est bien le sujet figuré sur les bas-reliefs de Mantinée, et leur forme rectangulaire,