Pline, jVn*. Hlsl., S
2. Cea trois répliques sont étudiées en détaÛ par Rayet, Mon. du l'art antiqve, II, notice des pi. 45, i''<, 47. Overbeck (^Griech. Knmtmytkologis, Y, p. 296), a dressé une liste des lépliques tjyii pentêtre complétés. Nous oîterona nn torse du Mnsèe Calïet i Avignon, et une copie restaurée an musée Fol, à. GenBTe.
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que de Eayet, Praxitèle a pu empruoter à un modèle féminin quelques éléments de ces formes un peu ambiguës, « où les beautés propres îi chaque sexe sont habilement fondues ' ». A ce point de vue, la tête mérite attention. Les bandeaux de la chevelure , serrée par une bandelette au-dessus de laquelle se détachent deux coques saill'antes, encadrent un visage aux traits fins pt presque féminins ; et l'on s'explique facilement qu'une réplique de la tête, conservée au Louvre, ait été restaurée par erreur sur un buste déjeune iîlle ".Mais surtout l'attitude et le mouvement nous révèlent une conception fort originale. Faire simplement porter sur une jambe le poids du corps, comme l'avait fait Polyclète, c'était ià une donnée déjà ancienne, dont Praxitèle avait, dans ses œuvres de jeunesse, épuisé toutes les ressources. Cela ne suffit plus.
L'Apollon Sauroctone s'appuie contre un tronc d'arbre, et ce support permet de mettre la figure hors d'aplomb, de donner au torse des lignes plus onduleuses, de briser la symétrie dans le niveau des épaules, enfin de mettre en évidence la saillie de la hanche.
Ce rythme si nuancé des lignes est bien, pour la plastique, une conquête nouvelle, et l'on peut juger avec quel bonheur il s'apphque à
- L Apolio
1. Il est 5. remarquer que la saillie de la hanche offre les mêmes i \c corps Kininin dans la itaUoii hancUe. Voir, pour l'étude de la st D' Paul Richer, Phyiioîogie artistique, -p. 208.
2, Cette tête, provenant d'un don de M. Audéond, a été sigillée p^r 1 de la Soc. de» Aatiquaires de France, 27 déc 1893.
ron de Villefosse, BnUeii
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PRAXITELE.
rig. Ii7. — L'Apollon Saurootona. (Statue en marbre du Musée du Loavre.j
cette élégante figure d'adolesceat, surprime dans une attitude noncha-
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lante dejeu et de délassement. S'agit-il seulement d'un jeu, et le sculpteur avait-il prétendu traiter comme ua simple sujet de genre le type divin d'Apollon? Avait-il au contraire, par un symbolisme dont le sens précis nous échappe, fait allusion au caractère solaire du dien, ou à son rôle prophétique? On a beaucoup discuté sur le sens de la représentation ', L'hypothèse la plus plausible est que Praxitèle s'était inspiré d'une ancienne statue de culte, où le lézard était l'attribut d'Apollon ; ainsi avait fait Scopas dans son Apollon Sminthien, lorsqu'il avait placé un rat auprès du dieu. Praxitèle avait repris le sujet en l'accommodant au goût d'un siècle assez sceptique. Eliminer l'attribut était chose difficile; mais la religion du quatrième siècle pouvait accepter un symbolisme très atténué , qui se conciliait avec les exigences de l'art. Sous le ciseau de Praxitèle, l'Apollon au lézard devenait im jeune garçon , guettant malicieusement un petit animal inoffensif.
On connaît par de très nombreuses répliques un type de Satyre au repos qui reproduit, presque symétriquement renversé, le mouvement si caractéristique de l'Apollon Sauroctone. Le premier, Visconti a reconnu dans le « Satyre au repos » une œuvre de Praxitèle, et l'on ne peut que souscrire à cette opinion °. Parmi tant de copies ou d'adaptations qui nous sont parvenues, une des plus complètes est la statue trouvée dans la villa d'Hadrien, et conservée, depuis le dix-huitième siècle, dans la Chambre du (?/a(/^afe^(?•, aumuséeduCapitole (fig. 148) '. La pose nonchalante de l'Apollon tueur de lézard est devenue franchement l'attitude du repos. Accoudé sur un tronc d'arbre, le jeune Satyre se laisse aller à une rêverie indolente. Son visage au galbe un peu épais, au front bas, s'éclaire d'un sourire malicieux; il y a là comme une expression mutine discrètement soulignée, tout juste assez pour que l'on ne s'étonne pas de voir deux oreilles pointues qui dénoncent la race, et se perdent dans une chevelure di'ue, aux boucles capricieuses. Veut-on se rapprocher plus encore de l'original perdu?
1. Oq tronTera le résumé de ces diEcnEaions dans la notice citée de Eayet. Cf. Overbeck, Griech. Kimstinr/thologiei V, p. 287. Fnttwaenglef, Sleiileitnerle, p, 635.