‹ Histoire de la sculpture grecque (volume 2)Chapitre 141 sur 330 · Ste^'ha.ïxi, Apollon Boedromios, Fétersboiii'g · texte numérisé non relu

Ste^'ha.ïxi, Apollon Boedromios, Fétersboiii'g

3. Nous n'énumécerons pas tons les mémoires qui ont été consacrés à disonter la nature de ce fragment On tïonvera la bibliographie de la question dans Overbeck, Griech. Kmiitmythdogie, III, JjwnoM, p, 248, 1387. L'intérêt de ces polémiqaes est aujourd'hui tont ft fait épnisé.

4. Suivant M. Hottmann {Berm-ApoUa Straganoff, Marbourg 1880) le bras avec le morcean d'égide n'uppartient pas à la statuette. Cf. Wiul«r, Jahi. i!e> arch. Inst., VU, 1892, p. 16S, Der Apoll von Bd-

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Kg. la. ~ L'ApoUou du BelYtdire, (Rome, Valicaji.)

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ment, et affirme que les caractères techniques accusent une origine moderne '. Il faut donc écarter «o témoignage suspect, et demander à la statue du Vatican !a solution du problème.

Pour l'attribut de la main gaucbe, Montorsoli avait vu juste. On ne comprendrait pas le carquois suspendu aux épaules, si le dieu n'avait tenu l'arc. Quant à la main droite, on doit en supprimer le geste prétentieux, l'imaginer plus tombante, et y replacer le rameau de laurier dont les feuilles sont encore visibles sur le tronc d'arbre de soutien ajouté par le copiste qui a traduit en marbre le bronze original. Ce rameau, c'est l'emblème de la purification; c'est, nous l'avons vu, l'attribut que portait l'Apollon Alexihalcos de Calamis, consacré dans le temple d'Apoîlon Pronaos, au Céramique d'Athènes. Or, Léocharès avait exécuté pour le même temple une statue d'Apollon ; est-il téméraire de croire qu'il avait repris, en se conformant au goiit de son temps, l'ancien type du dieu, tenant l'arc et le rameau, tel qu'on le voit figuré sur des monnaies archaïques ^? L'hypothèse prend plus de force encore si l'on compare la statue du Belvédère au Ganymède du Vatican. Cette symétrie contrariée dans la pose des bras et des jambes, ce mouvement de la draperie, ce travail poussé de la chevelure flottante se retrouyent dans le Ganymède, comme l'a remarqué M. Winter, et l'Hermès de Praxitèle nous a montré la même importance donnée au relief des sandales, véritable travail de ciselure qui fait valoir l'exécution caressée des chairs. Considérez l'ensemble de la statue , la tenue générale du style : vous n'y relèverez rien qui ne soit conforme aux habitudes d'art du quatrième siècle. Reste, il est vrai, la foi'me de la coiffure , qui pourrait indiquer une date postérieure. Cet agencement compliqué de la chevelure bouclée , ondulée, frisant sur le cou, ramassée sur le sommet de la tête en un large noeud, a souvent été invoqué comme un argument pour reporter à l'époque hellénistique l'original de la statue; tout au moins on a pu le mettre

vcdere. Dans est important article, M. Winler développe avec nne grande sagacité las raisons qui ln[ font attribaer à Léocliarès l'original de lii statue du Vatican.

1. Fnrtwaengler, Meiitencsrke der griedi. Plailik, p. 660 et suivantes. M. Fiictwaengler consacre à la statue du Belvédère nne étude très pénétrante, qai confiïmB les conclusions de M. Wiuter. Nous ne faisons ici que résnmer les reolieiclies des deux critiques.

2. Overbecb, Apollon, MSmtafel, 8, 62. Fnrtwaenglec, Meisteneerlie, p. 663, nota 4,

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LES COLLABOr.ATBUES DE SCOPAS. lil!!

au compte d'un copiste, s'inspirant iibrement du modèle. La réplique la plus voisine de l'original serait une tête en marbre du musée de Baie, achetée à Eome par le sculpteur Steinhaeuser, morceau d'une belle facture, oEi !a fierté impérieuse de l'expression est rendue avec beaucoup d'énergie , mais où la chevelure est traitée pins simplement'. Pourtant rien n'empêche d'admettre que ce type de coiffure ait été connu des maîtres du quatrième siècle; on l'observe sur des monnaies d'Amphipolis, frappées avant 358-, et d'ailleurs un contemporain de Praxitèle ne pouvait-il pas s'inspirer des raffinements introduits par le grand maître attique dans Vesécution de la chevelure ? En réalité, la tête Steinhaeuser est beaucoup plutôt une copie grecque, librement faite, et c'est dans la copie romaine du Vatican qu'il convient de chercher les caractères essentiels de l'original.

Nous n'entreprendrons pas de reviser les jugements très contradictoires formulés par la critique moderne sur l'Apollon du Belvédère. Louée à l'excès, dénigrée injustement, cette statue fameuse a été la victime de théories esthétiques trop générales; elie ne mérite ni les éloges lyriques de Winckelmann, ni les dédains provoqués par une admiration exagérée. Replaçons-la à sa date, à son rang historique : elle est l'œuvre d'un maître qu'on cite avec honneur à côté de Praxitèle et de Scopas; couvre d'un grand style, d'une irréprochable pureté de lignes, d'une élégance savante et pondérée, d'un rythme singulièrement harmonieux. Qu'on y relève une certaine tendance à allonger les proportions, une recherche un peu efféminée dans la coiffure, une sorte de cotrectiou académique, nous n'y contredirons pas. Te! paraît avoir été le caractère des oeuvres de Léocharès, car un texte ancien nous permet de le considérer comme un maître soigneux, raffiné, épris de toutes les élégances de la forme ".

Entre l'Apollon du Belvédère et la célèbre statue du Louvre connue sous le nom de « Diane de Versailles » (fig. 162), on a depuis longtemps

1. Moa. inedili, VUS, pL 3S, 40. Kekttli, Aroh. Ze!ia»i/, 1878, pi. 2. M. Wiutcr peuse que la tête StBiiihneuaer nous fouinit la copie lu plus fidèle. M, FnrtwaeDgler noua aeinble être dans le vrai eu la coHsidérant comme une copie un peu an'angée.

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