‹ Histoire de la sculpture grecque (volume 2)Chapitre 18 sur 330 · Murray, Greek Sculpture, t. II, 2* éd., p. 2ô · texte numérisé non relu

Murray, Greek Sculpture, t. II, 2* éd., p. 2ô

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LE PAIiTHENOX.

juste au-dessusde l'entréedii pronaos (fig.24et25). A droite, UD homme barbu, vêtu d'un long chiton, semble recevoir des mains d'un jeune garçon une pièce d'étoffe soigneusement pliée. A gauche, une femme est tournée vers deux jeunes filles, qui apportent chacune, posé sur leur tête, un siège carré garni de son coussin, et s'apprêtent à déposer leur fardeau. Que cette double scène fasse allusion à des actes du rituel religieux, on n'en saurait douter; mais quel en est le sens, et quel lien !a rattache au reste de !a frise? Pour certains critiques, nous aurions sous les yeux les préparatifs du sacrifice; le premier groupe montrerait un épisode presque familier : le prêtre ôtant son manteau, et le remettant à un jeune acolyte pour procéder plus librement à ses fonctions de sacrificateur '. A la réflexion, on a peine à croire que Phidias eût omis de représenter l'élément essentiel de la fête, c'est-à-dire le peplos d'Athéna, si solennellement apporté à l'Acropole -. Et comment ne pas le reconnaître dans cette lourde pièce d'étoffe aux tranches striées de plis multiples, comme si le sculpteur avait voulu indiquer par là qu'il s'agit bien d'un peplos de grandes dimensions, plusieurs fois phé? Quant au manteau dont le prêtre vient aussi de se dépouiller, l'artiste ne l'a pas oublié : c'est le long vêtement que le jeune serviteur a jeté sur son épaule gauche. Il faut donc s'en tenir ici à l'ancienne interprétation qui n'a pas cessé d'être juste : la tête de la procession est arrivée devant l'entrée du Parthénon; le prêtre vient de recevoir le précieux peplos, et, aidé de son acolyte, il achève de le plier, avant de le porter dans le sanctuaire. S'il en est ainsi, le groupe de gauche fait également allusion à un acte du rituel. La femme qui aide une des jeunes filles à déposer son fardeau est la prêtresse d'Athéna Polias, et ces jeunes filles ne peuvent être que les diphrophores de la procession panathénaïque, réduites à deux sur la frise, en réalité beaucoup plus

1. Cette opinion avait été émise par 11. Bcunn, BincMe der bayer. AkademU, 1874, II, p. 41. Elle a été développée par A. Flasch, Ziim Parthenon/i-ks, p. 83 et eiût. et adoptée par Waldstein, Esmyt on fke aH o/Pheidias, p. 340 et sniv. J'avais accepté cette mamé» de voir. [Phidias, 188fi, p. 7B.) J'y renonce aujourd'hui.

ï. A l'appni de cette opinion, déjà espiimèe dans son ouvrage Der Parthmanj K. Mchaelis a fait valoir des arguments qui paraissent déoisifs : Peplos und Priestei-m/mlel, dans la recueil intitulé Feslichriftfùr Johannes Overbeck, Leipzig, Engelmann, 1893, V. 178-133. Cf. les conclusions analogues de Purtwaen^er, Meùtenmrke der gi-iech. Flastik, p. 18i.

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nombreuses '. Ces sièges sont-ils, suivant une opinion très accréditée, destinés au personnel sacerdotal? Il est permis d'en douter. D'après une ingénieuse hypothèse de M. Furtwaeugler, ces âîçpoi, qui ont figuré dans la procession, seraient réservés aux dieux eux-mêmes ^ Les inventaires des temples mentionnent en effet les tables et les sièges qui servaient aux festins sacrés offerts aux dieux : invisibles pour les hommes, les divinités prenaient place à ces banquets ^. N'est-ce pas aussi pour des hôtes divins que la prêtresse va disposer ces sièges ? Tous les grands dieux ne sont-ils pas conviés au spectacle de la fête? Nous ne voyons

- QconpB de dieos et diphtophi

pas d'interprétation plus satisfaisante, car c'est bien l'assemblée des dieux que va nous montrer la suite de la frise.

De chaque côté de ces figures, prend place un groupe de sept personnages, regardant, ceux de droite vers l'angle nord, ceux de gauche vers l'angle sud de la façade. Leur taille élevée les fait reconnaître pour des dieux, en dépit de la théorie de K. Bcetticher, qui proposait

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