Fig. 30, page loi
•2, Hamdy Bej et Théodore Reinach, Um nécropole royah à Sidon, Paris, Leronx, avec atlas in-f" (en cours de publication). Pour rhistoire defl fouillea, Toir Hamdy Bey, Jfet. ai'ci., 1887, p. 18B. Tlu Eeinach, ffoseiie des Beatix-Aits, 1892, 1, p. S9-108, II, 177-103, et Jieme des Étuikt grecques, 1891, p, 883. Les earoophages de Sidon ont été étndiéa dans plusieurs articles, parmi Uaqusla noua citerons, entre lea précédents, PeterEen, Soem. MiMiil, 1893, p. 93. Winter, Jahrè. dti arch. Init., Areh. Anzeiger, 1894, 1-23. Stndniczfea, Die Sarkophage non Sidon, Veriandlungen der XLII Yersamialunff deatnduT PhUolog. Knd Schulmaanei m Wteii 1893, Leipzig 1894, p. 70-74, et dn même autant, UeUr dU Ormdlages dtr geiohkhtiiehea îiUamng dei Sid Sail , Jahrimh des arch. /««., IX, 1894, p. 304. W. Jndaioli, Jalirb. dei aroh Inat , S 1895 p 166-182, Les sarcophages sont décrits dans .Tonbin, Calalogae dn maiée impérial de Cmiianluiople, nionmients fKairairei, 1898.
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trent dans la série bien connue des sarcophages anthropoïdes, comme on les a appelés, et dont le spécimen le plus célèbre est le sarcophage d'Eschmounazar, découvert en 1855, et conservé au Louvre '. Sans entrer ici dans une discussion minutieuse sur la date relative des sarcophages trouvés par Hamdy Bey, nous nous bornerons à indiquer que, d'après la classification très plausible proposée par M. Studniczka ^, la majeure partie des monuments anthropoïdes de travail grec et de style égyptisant parait appartenir à la première moitié du cinquième siècle. On est donc conduit à reporter plus haut la période où les rois sidoniens faisaient venir d'Egypte ces cuves de pierre que tout, la matière et le style, dénonce comme des œuvres égyptiennes '. La seconde classe comprend des sarcophages de types différents, mais de pur style grec; nous ne nous arrêterons qu'à ces derniers. Ils se répartissent, il est vrai, sur une période assez étendue, un siècle et demi environ. Mais outre qu'il est impossible de les disjoindre, si l'on veut en établir les dates respectives, une revue d'ensemble de ces monuments aura l'avantage de nous montrer, comme en raccourci, l'évolution de la sculpture décorative, depuis la seconde moitié du cinquième siècle jusqu'à la fin du quatrième.
Une question se pose tout d'abord. Ces sarcophages sont-ils, comme on l'a dit, des « monuments désaffectés », des a cercueils d'occasion », volés dans des nécropoles grecques ou asiatiques, brocantés par des marchands sidoniens, et enfin vendus à Sidon pour servir de sépulture aux membres de la famille royale * ? Faut-il y voir au contraire, sauf peut-être une exception, des œuvres exécutées sur com-
1. Perrot, Hiit. de l'art, III, fig, 66 . Le Louvre possède nne série de sarcophages anthropoMes provenant de la mission de Renan ; Benan, Mission de FMmcii; p. 403-40Ô-412-337, pi. LIX et LS. Perrot, ouH, riii, m, p. 177.