Pline, A'ai.JïisC, Si, 01, «primo aerarinm fabiiim
3. Pline. A''at. Hist., iUd. L'écrivain latin emprunte sans doute cette anecdote au Ileoi :;iuTpi;^(ii-' de Douvis, Cf. Urliclia, Ueber $r. Kumtich'i/titeller, Wuïibourg, 1887, p. 21,
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et que Praxitèle, Lysippe appartient à la seconde moitié du quatrième siècle. Sa période d'activité s'étend entre les années 350 et 300, et il est dans tonte sa force de production pendant le règne d'Alexandre, de 336 à 323 ' . Quand Alexandre succède à Philippe, il est déjà célèbre, car il ne tarde pas à devenir le sculpteur officiel du roi de Macédoine , réalisant ainsi , pour la première fois en Grèce , le type de l'artiste de cour. Il survit au conquérant de l'Asie. En 316/5, il entretient des rapports avec Oassandre, le fils d'Antipater, et exécute pour lui des modèles de vases en terre destinés à contenir le vin de Mendé, que le prince exporte de ses domaines de Cassandria* . Après 312, il signe encore un portrait de Séleucos ', et comme une épigramme de l'Anthologie fait allusion à sa verte et vigoureuse vieillesse ', il est permis de croire qu'elle se prolonge jusque vers la fin du siècle. Sa vie est remplie par un labeur incessant. D'après une historiette recueillie par Pline, on put faire à sa mort le compte exact de ses œuvres, car il avait l'habitude de mettre en réserve un denier d'or sur le prix de chaque statue. Quand son héritier ouvrit son trésor, il trouva 1,500 deniers ^ Enfin, pour en finir avec les anecdotes plus ou inoins suspectes, on racontait qu'il était mort de faim eu s'acharnant sur une statue qu'il terminait ". Nous devons nous contenter de ces renseignements qui constituent toute ia biographie de Lysippe; car si nous a,joutons qu'il a des fils sculpteurs comme lui, Daïppos, Boëdas et Euthycratès, nous ne savons rien de pins sur la vie d'un maître que son activité prodigieuse, son rôle auprès d'Alexandre, placent au premier rang parmi les sculpteurs de son temps.
Cet artiste d'un génie si personnel se rattache au moins par certains côtés à la tradition sîcyonienne. La statuaire athlétique est, on le sait déjà, très en faveur dans les ateliers d'Argos et de Sicyone ; or, on compte dans l'œuvre de Lysippe plusieurs statues d'olyrapioniques,
1. Pline le pl.ice Fersrolympmde 113, c'est-à-aire fers 32S/7. ■■ a. Athénée, SI, p. TS4.
3. Lcewy, Titechr. gr. BSldli., n» 487. S&suko; ^«siXeiJ!. AiiaixKO; Inoisi. Inscription copiée à la fin dn quinîième siècle, d'après un origiiisl perdu, par Pieti'O Sabino.
4. Antliol. gr., TV, la, Sa. Ei-,-; itoLÛiv, Aû^lhice y-P'''"': Siinjw'i; TtliCTTï. 6. Pline, Nat. Eist., 34, 61,