Pétrone, Satyncov
et quelques-unes appartiennent certainement à la période de ses débuts. La plus ancienne parait être celle de l'athlète Poulydamas de Skotousa, vainqueur à Olympie en 408 ; mais cette date ne saurait être invoquée pour reporter aussi loin la période d'activité de Lysippe, car la statue a été élevée longtemps après la victoire de l'athlète '. Celle de Troïlos, vainqueur pour la seconde fois en 368, doit aussi être placée quinze ou vingt ans plus tard ". Lysippe est déjà célèbre quand il exécute la statue d'an autre olympionique , Cheilon de Fatras, mort dans une guerre, soit à Chéronée (S38/7), soit dans une des batailles de la guerre lamiaque (322); c'est pour cette dernière date que se prononçaient les exégètes \ D'autres images de vainqueurs, celles de Kaihcratès et de Xénarchès, sont de date inconnue. Enfin la signature de Lysippe se lit à côté de celle de Polyclète le jeune sur une base retrouvée à Thèbes, et qui supportait deux statues d'athlètes dont l'une, celle de Korréidas, était l'œuvre du maître sicyonien. Toutefois les deux statues n'étaient pas rigoureusement contemporaines; elles semblent avoir été remises en place après 316 , sur une base restaurée, quand Thèbes, détruite eu 335 par Alexandre, fut relevée de ses ruines par Cassandre. La statue de Polyclète le jeune est certainement antérieure à 316 ; celle de Lysippe peut l'être également, quoique rien n'empêche d'y voir une de ses œuvres de vieillesse '.
Pour nous renseigner sur les caractères nouveaux que Lysippe prête au type athlétique, nous avons mieux que des textes; nous possédons une bonne copie d'un original en bronze, transporté à Rome sans sa base, car on le désignait seulement par le nom d' « Apoxyomènos », (C celui qui se frotte avec le strigile ^ ». Tout au moins le nom de Lysippe en avait garanti la célébrité. Le gendre d'Auguste, Agrippa, avait rapporté à Rome ce beau bronze grec, qui décorait l'entrée des Thermes construits par son ordre. Il éveilla la convoitise de Tibère.
1. Pauaanias, VI, 5, i. Of. TTrliohe, Grieck. Euaitsckrlfiitdler, p.3i%-il . La base, omée de teKete, a été cetrouTée i Oljmpie, Amgr. sw Olympia, III, pi. XTII A. Cf. Pntgold, Aa/eaetie E. Cartias gemidmet, p. 238 et eaiirantes ; (X^mpia, III, Die BSdsterhe in Sieia tmd Thon, pL LV.
2. Oa peut l'admettre d'après la tornia de l'înscriptiott métiiqae gravée sur la base. Loewy, Inschr. gr. BiUh., a" 94. Cf. Pausaniaa, YI, I, 4.