K, Bœtticher, Ber ZopJim-vs am PorUienon
2. 11. Von Dubu a proposé un système d'interprétation d'iipi'és lequel Phidias aurait groupé, sur la fciae orientale, les dÎTinitée dont les saDCtnai.-eseiitonraieat l'Acropole, (drcli. Zetoij, 1885,p. 89-105). Ponr les théories émises antécieurement, voir Beulé, l'Acropole d'Aihhiea, t. II, p. 145.
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58 L'INFLUENCE DBS GEANDS MAITRES,
dans une pose pleine de naturel' (fig. 25). On n'hésite guère à reconnaître Poséidon dans le dieu barbu qui vient ensuite, trônant avec majesté, relevant la main gauche pour s'appuyer sur le trident que le sculpteur avait laissé au peintre le soin de figurer (fig. 26). Le jeune dieu qui se retourne pour lai parler, avec un air de nonchalance distraite, est sans doute Dionysos". Vient enfin un groupe de trois figures , Peitho, Aphrodite et Éros, qu'il faut compléter à l'aide du dessin de Carrey, et d'un moulage pris par Fauvel. en 1787, sur l'original aujourd'hui perdu^. La seule figure qui soit conservée est celle de Peitho, dont la chevelure, serrée dans une coiffe, éveille le souvenir d'un type déjà familier aux vieus sculpteurs grecs, témoin le basrelief de la stèle de Pharsale' (fig. 26). Le moulage de Fauvel nous montre Eros comme un jeune garçon ailé, appuyé sur les genoux d'Aphrodite, qui, avec une soUicitude maternelle, lui montre du doigt la procession. Dans le groupe de gauche, ua couple facilement reconnaissable occupe la place la plus voisine du centre (fig.24). Zeus, représenté sous des traits aussi nobles que dans la statue d'Olympie, mais avec une pose moins solennelle, s'accoude commodément sur le dossier d'un trône dont les bras sont supportés par des sphinx; Héra se tourne vers lui, écartant les pHs de son voile par un geste que les vieilles traditions suggéraient au sculpteur, mais qui prend ici une élégance incomparable. Près du couple divin se tient Iris, dont la tète a été r"e-
37, de lii pi. li de l'^itla^ Ab Micliiielia. Brunn, Dinha^der, n" lia. M. ■Walastein a puit ds plaque de terre cnite, appartenant an musée du Louvre, et reproduisant VAthéna d la fdse. Etsays oii the art of P/uldias, pi. 12. Il y a joint une plaqne de terre cuite du la é d C panhaguo, déjà signalée par M. Petersen (.li-cS. Ziiiiijy, 1377, p ISG) et qui reproduit la ne du prêtre Ôtant son Mmation (pi. SI). L'hypothèse développée d'abord pai M "Waldstein, t laqn lie ce seraient des esquisses originales de la frise, a été abatrdonnée avec ruson par ce savant (^voir iiol« F). Ces reliefs de terre cuite sout des réductions obtenues à l'aile démoulages pris en 1761 par Choiseol-GoufËer, avant la mutilation de la frise par lord Elgin. Il eu est de même des moulages en plâtre trouvés à Londres par M. Eavaisson, et reproduisant, d'une manière plus complète, la dalle de la frise qui se trouve au Louvre (Eavaisson, Compics-fendus de l'Aaad, des In$cr., 23 décembre 1885). Voir sur cstle question S. Reinxch, limue crUique, 1885, I, p. 40I-40S.
2. Fig, 88, 39. Bmnn, n" 194. La plaque qui contient ces deus figures et la suivante (Peitbo) est conservée i, Athènes.
3. Ce moulage, qui se trouve au Lonvre, a été rapporté par Ohoiseul- Goût fier. Sur le groupe d'Aphrodite et d^Éros, voir la discussion détaillée de Jlichaelis, JViioi-s memoi-le delV fmi., II, 1S65, p. 183, et pi. VIIL