Cf. DilUier, Arch. Ztitung, 1878, p
Hosted by
Ainsi s'expliquent encore la forme pyramidante du groupe, la disposition des personnages, étages sur le roclier, et la préoccupation pitto-
e Dicté Gionpe en marbre dit u 1p rinreaii T ir (Mvisée de Naples).
vesque si évidente qui a dicté tout l'agencement des figures. Ces caractfires sont très significatifs. Ils nous montrent d'abord l'apparition d'un genre nouveau, celui d'une sorte de sculpture rocaille qui concourt
Hosted by
536 L'AET HELLÉNISTIQUE.
à la décoration des jardins et des parcs ; ils dénoncent en outre le parti pris de renouveler les procédés de composition, en appliquant à la sculpture eu ronde bosse les conventions de la peinture. C'est assurément là l'innovation la plus audacieuse de l'art hellénistique.
Les sculpteurs du Taureau Farnèse n'ont pas seuls pratiqué cette méthode. Les terres cuites d'Asie Mineure offrent de nombreux exemples d'une pareille mise en scène ; or, il est certain que les coroplastes suivaient l'impulsion donnée par les maîtres de la grande sculpture'. Nons essaierons donc de réunir ici d'autres exemples de ces groupes pittoresques, et nous citerons en première ligne la célèbre série de statues conservée à Florence, au musée des TJffizi, le groupe de Niobé et des Niobides. On en connaît l'histoire ^ En 1583, on découvrait dans la vigna des frères dei Thomasini de Gallese, sur la route qui va de Saint~Jean-de-Latran à la Porta Maggiore, une série de quatorze statues, dont treize appartenaient au gronpe des Niobides. Achetées par le cardinal Fernando de Médicis, les statues des Niobides furent placées dans le jardin de la Villa Médicis, et disposées comme un véritable décor dejardin, sur unmassif dérochées. Elles y restèrent jusqu'en 1775. A cette date, le grand due Pierre Léopold les fit transporter à Florence, aux Uffizi, où elles s'augmentèrent d'une statue représentant le pédagogue du plus jeune fi!s de Niobé, et des réphques de deux des Niobides. Sur le conseil de Thorwaldsen, on y ajouta la statue d'un Niobide tombé sur les deux genoux, qui appartenait depuis longtemps à la collection des Médicis^. D'autres statues encore, qui n'ont rien de commun avec le groupe, vinrent encore l'enrichir mal à propos^, et lui donner l'aspect qu'il présente aujourd'hui aux Uffizi, dans la salle des Niobides. En réalité, les statues trouvées en 1583 et qui appartiennent au groupe sont au nombre de neuf; elles sont en marbre penté-
1. Pour les groupes pittoresques en terre cuite, Toir Fottîer et Reinach, la Nécropole de Mi/rina, p. IGr. Cf. Froehner, Terres cuites d'Asie Mineure, pi. 3, 17, 24, etc. Cf. notre figure 286.
2. VoirStark, Ifiabe und dU Nioàiden, leîpiig, 1863, p. 219 ; Diitschke, Sia anlihe Marmorliildwerke der U/firUn in Fhrenz, p. 136-137.