‹ Histoire de la sculpture grecque (volume 2)Chapitre 303 sur 330 · Hanser, omît, dlé, p. 6, n · texte numérisé non relu

Hanser, omît, dlé, p. 6, n

3. Voir page 607, fig, S2S, nne reprodncUon de la partie centrale de la frise.

— 'S a-e en miibre s d Athènes (Musée d

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648 L'ART GEEC A ROME.

les a choisies dans un répertoire courant, dont M. Hauser a analysé et classé tous les types. Il n'en est pas une qui ne reparaisse sur d'autres bas-reliefs néo-attiqiies. Ce Satyre à la double flûte se retrouve sur un autel de Vérone ; cette cithariste se reconnaît sur une base conservée au musée de Latran. Quant aux Ménades, elles sont détachées d'une série de huit Ménades, qui figure au complet sur une base quadrangulaire du musée Chiaramonti, au Vatican '. Ces huit figures, toujours les mêmes, les néoattiques les reproduisent sans se lasser, faisant souvent leur chois dans la série, suivant la place dont ils disposent. La Ménade au chevreau est une de celles qu'ils préfèrent.

Elle est représentée, avec deux autres, sur le rhyton de Pontios. Elle est reproduite dans un joli bas-relief du Palais des Conservateurs, au Gapitole, trouvé en 1875 sur l'Esquilin (fig. 340)=; et comme ce bas-relief, au fond un peu convexe, se raccorde ^ ^ avec quatre autres plaques

c du Musée de Madrid, offrant

destypesde Ménades empruntés au même cycle ^, on admet volontiers, avec M. Winter, que nous dons là les fragments d'une grande base cyhndrlque, oîi la série

1, Cb Boat les types 26-32 de la planche de II de H

2. Heltig-Toutain, I, n» 556. Cf. Wînter, 50" Progr S. Winter, iiid., pi. Il-Iir.

-«!-««. Meliefs.

1 WiiicMmamsfesfe, p. 97, et pi. I.

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les limites de ce travail '. Aussi bien les questions qui nous préoccupent ici sont d'ordre général. Quelle est l'origine de ce style archaïsant? Les néo-attiques l'ont-ils vraiment créé, en pastichant les œuvres des vieux maîtres archaïques? L'ont-ils au contraire trouvé tout formé, et,

dans ce cas, à quelle date faut-il en placer l'apparition? Enfin dans quelle mesure dérive-t-il de l'archaïsme véritable? Tels sont les problèmes dont la solution nous intéresse avant tout. Il faut d'abord écarter l'hypothèse suivant laquelle le style archaïsant serait un style de pas-

3 le lecteur au travail cité de M. Hauser.

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LES BAS-RELIEFS NEO-ATTIQUEa 651

ticte imagioé par les néo-attiques au début de l'époque romaine. Ces décorateurs n'ont rien inventé. Fussent-ils même soutenus par l'étude des modèles archaïques, auraient-ils créé de toutes pièces un style qui a ses raffinements, ses conventions, comme le mouvement de danse, le plissement rectiligne des draperies, l'évasement en queue d'aronde des légères étoffes-jetées en échar pe? M. Hausér ad'âilleurs fait faire à, la question un pa'i dé oisif en démontrant que le style dit archaïsant apparaît . dans l'art grec bien avant l'établis sèment en Italie, des atelieis attiques. Un exemple très ca ractéristiqué nous est fourni par les amphores panathénai ques postérieures à l'année 367 ; la figure d' Athéna peinte sur ces amphores est. un- véritable pastiche archaïsant de l'ancien type de laPromachos ' Un siège en marbre, trouvé en avant du Parthénon, et ap partenant au début du quatrième siècle * ; une frise du Louvre, provenant d'un' &inctuaire de Samothrace.et ante rieure à 350 ^, offrent des iigu res archaïsantes. On di,scute encoie bur la date qui convient a un monument dont l'original est perdu, un puteal de Corinthe, connu seulement par un moulage et des dessins (fig. 342-343) ■*. J'y vois

le àap teal de Oocmtiie

1. Bayet etCollignon, Céramique gi-ecque, -g. 138, Hauset, oao. citi, p. 159.

2. JurtwaeDgler, Meislerwerhe, p. 206. Képliqae à Berlin, Beschr. âer ant. Skalptaren, n" 1031. 8. Hauser, p. 164. Ct, Neue Unttrtachmgen aaf SamotJtra^, pi. 9. SignalonB encore nu taa-:

d'Épidaure, offrant sur la face priacipale des fignres du style du quatrième eièck, et eut n:i des ■ une figare arcIiaïEante. CayTadiaa, 'EîTifi. ip-/., 1895, p- 180, pi. 8.

4. Michaelis, J-mmai o/ Bellenic SUâîes, 1885, pi. LVI-LVII. Hauset, p. 168. L'ensemble de la

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volontiers, avec M. Hauser, une œuvre arcbaïsante, antérieure à 350, et exécutée peut-être dès la fin du cinquième siècle '. On suit d'ailleurs dans le développement postérieur de l'art grec, cette sorte de veine archaïsaute. Ainsi il n'y a aucune raison d'attribuer aux néo-attiques la création d'un type de bas- relief connu par plusieurs exemplaires. Nous voulons parler de ces reliefs montrant Apollon en longue robe de cîtharède, suivi d'Artémis et de Latone, et recevant une libation que lui verse une Niké ailée ■ ; quelquefois le copiste abrège et supprime des détails; mais dans les exemplaires les plus complets, comme celui de Berlin, et celui du Louvre reproduit ci-joint (fig. 344), on aperçoit au second plan un temple à colonnes corinthiennes, un platane, et une statue archaïque d' Apollon'.

Suivant toute vraisemblance, ce type de bas-relief, à décor pittoresque , a été imaginé en Grèce, pour des ex-voto agonistiques, dédiés

Fig. 313. — Hétaotèa. Fignre Sa pateal de Conntlie.

par des vamqueurs aux coucours musicaux des jeux pythiques, et l'invention en est antérieure à

coration est reproduit par Do^well, Claisical Toar in Gre-n:s, t. II, p. 300-SOÏ. Gerhard, Antike Bild- Ksrke, pi. XIV-XVI. Cf. S. Reinacii, JWbji. et Mémoires, II, p. 6t-Sô. Nous reproduisons ci-joint deui des figures.

1. M. Fnrtwaengler ra plus loin encore, et y reconnaît le style de Callimaque. Meisterwsrki, p. 20i-

2. Voir le Catalogne de ces monuments dans Orerbeok, Grieck. Kansntythologie, III. Apùllon, p. S6B. Exemplaires an Louvre, Froelmer, Notice, n"" 15, IB, IS, 16.

3. Eïetnplaireda Berlin, SescSf. iJec an*. SM/ri-, n' 921, p. 373. Exemplaire dii Lonrre, Proeliner,

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