‹ Histoire de la sculpture grecque (volume 2)Chapitre 310 sur 330 · MuMi.d'-^M»'!, pl- 16. Cf. tome I, fîg · texte numérisé non relu

MuMi.d'-^M»'!, pl- 16. Cf. tome I, fîg

3. Cesrépliqoea sont énnmêrées par Overbecb, (îrieoi. STuBJÎmsrift., III, .^jwHon.p- lU. Sar l'Apollon MaïUin, Toîr na excellent article de M. Holleaux, Mon. grect, n"" 19«20, 1891-92, p. *5, fig- 1.

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L'ÉCOLE DE PASITÉLÈS. 667

(fig. 361) nous offrent autant d'adaptations de la même œuvre, sans doute un bronze argien de l'école d'Agélaïdas '. Modifier certains détails d'attitude, changer les attributs, amollir le style, à cela s'est borné

1/ Apollon Maiarin (Musée du Louvre).

le rôle personnel des artistes du premier siècle, en qui on aurait bien de la peine à voir des maîtres originaux.

1 . îiL Portwaengler pense à ua original attiq.ii9, œuTce d'un ms^tre élève des Acgiens, et propose le nom d'Hégîas. Meîslenoerie, p. 78.

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Voici un nouvel exemple de ces contaminations, d'où sortent des œuvres d'un style équivoque, d'un caractère mixte, d'une harmonie douteuse. Le musée du Prado à Madrid, possède un groupe qui a fait partie de la collection autrefois] conservée au château royal de San

Fig. 3âï. — Le groupe de San Ildefonso (Musée de Madrid).

Ildefonso (%. 352) '. Les attributs sont des restaurations, et l'on ne sait quel nom donner à ces deux jeunes gens debout devant un autei, accostés d'une figure archaïsante de Coré. Le sculpteur ne s'est pas fait scrupule d'associer deus types empruntés à des écoles très di£fé-

1. Hiibnecj Dk anl. Bildmrhe ia Madrid, p. 73. Fricderioha-Tolteis, a" 1665. Brunn, Senhnaekr,

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L'ECOLE DE PASITBLE8. , 669

rentes. Le jeune homme de droite est une réplique très affadie d'un type polyclétéen, sans doute une statue de jeune athlète vainqueur. Dans celui de gauche, vous retrouvez l'attitude caractéristique de certaines statues prasitéliennes, comme le Sauroctoneet le Satyre accoudé. On saisit là sur le vif les procédés de ces sculpteurs pauvres d'invention, et se sauvant par une certaine-habileté dans le pastiche.

En résumé, nous n'avons aucune raison de conserver à l'école de Pasitélès la place privilégiée qii'on a revendiquée pourelle. Nous n'y pouvons reconnaître une école vraiment créatrice, originale, et cherchant dans l'étude des anciens modèles le moyen de revenir à la nature. Stéphanos et ses confrères sont des copistes, d'adroits pasticheurs, mais rien de plus. Il serait également faux de prétendre que cette école se voue exclusivement à l'imitation de la statuaire argienne antérieure à Polyclète. Nous avons vu Ménélaos suivre une tout autre direction. Et si, comme le pense M. Hauser, il faut ranger parmi les « Pf^itéliques » le sculpteur Oossutius Cerdo, dont le British Muséum possède deux statues, on aurait peine à découvrir dans sou œuvre des traces de l'ancien style argien. Ces deux statues, absolument identiques, représentent im jeiirié Pan, et sont des copies d'un original créé dans l'école de Polyclète'.' Les « Pasitéliques » ne s'opposent donc pas aux néo-attiques pour "former un. groupe distinct, ayant ses traditions propres. Ils sont, eux aussi, des éclectiques, et s'ils s'adressent pairfois,' pour les adapter au goût du temps, aux œuvres sévères de l'archaïsme finissant, il faut en trouver la raison dans les exigences du ' dilettantisme éruditqui remet en faveur lé style des anciennes <

1. Andent marUes, II, pi. 33, 43 ; Brniui, DeahBaeler, -a." il ; Loewy, Imchr. gr. BiUh., n^ 876. Cf. Haueer, navr. cité, p. 186.

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