CHAPITRE III
LES ÉCOLES D'ASIE MINEURE ET L'ftLEXflNDBINISME 5 1. — LES ÉCOLES D'ASIE MINEURE.
Le mouvement d'art qui remplit le dernier siècle de la république romaine est très complexe. En chercher les manifestations uniquement dans les œuvres des néo-attiques et des € Pasitéhques », ce serait n'en voir qu'un des aspects. A côté des promoteurs de cette renaissance éclectique dont nous venons d'esquisser l'histoire, il y a place pour des artistes restés fidèles aux habitudes du style hellénistique. S'il est impossible de le contester, il est plus difficile de déterminer exactement quelle part revient, dans le développement de la plastique gréco-romaine, aux différentes écoles qui ont été les principaux centres de l'art hellénique sous les successeurs d'Alexandre. C'est là une question encore ouverte, et dont l'examen exigerait une étude préalable des monuments romains. Sans pénétrer sur un terrain qui n'est plus le nôtre, nous devons nous borner à rechercher quel est, avant l'Empire, l'état de ces écoles, et quelles sont les plus qualifiées pour représenter ce qu'il y a de vivace et de durable dans la tradition hellénistique.
L'école de Pergame disparaît avec les Attalides ; nous n'avons au- 'cune raison de croire qu'au premier siècle avant notre ère, elle puisse encore participer au développement de l'art. Sans doute elle a laissé des modèles qui seront souvent consultés et imités. Mais nous ne par- Ions ici que de l'influence exercée par les artistes vivants ; or, k la date oh nous sommes arrivés, nous ne connaissons pas de représentants attitrés de l'école pergaménienne '. Si l'on veut apprécier à quel
l. Un sculpteur de Pei'game qui signe Mi]vâ; AïavTo; Uepiaiiiivô; èitoî'iirev est connu par une ina-