P. Foncari, BuU. de corresp. heUéii., 1S78, p. 37, pi. X
2. L'imitation ae se limite paa an Parthénon. M. Brneoknec a publié nn ha^reliee d'Eleuaia, diitant de la guerre du Péloponnèse, et dédié par un Mpparque, Prthodoros, fila d'Épiïélos, Le sujet, un com,bat de earaliers et de tantassins, eat traité dana le style de la friae du temple d'Athéna Niké. Brueckner, MittUil. Athen, XIV, 1889, p. B9S, pi. XII.
8. Arcli. Zeituvff, 186S, p. 13, pi. 170, 2. Helbig-Tont^n, Gnlde, I, p. 49, n= 85.
i. Fnrtwaengler, Cd/ection SabouT^, pi. SXVI. Cf. le baa-relief d'un apobate, trouvé sur l'Acropole d'Attiènes, Bull, de corrtip. heliéH., 1883, pi. SVH.
TJP.B &KECQÏÏIÎ. — T. II. ^^
pareils modèles, le talent des sculpteurs atteint parfois au niveau du" plus grand art. Ici, le style de l'école de Phidias règne sans partage. Et quel autre, en effet, est mieux en harmonie avec cette sculpture fiméraire à qui le réaUsme répugne, qui garde jusque dans l'expression de l'idée de la mort une sorte d'euphémisme, et qui emprunte à l'art ses formules les plus générales et les plus nobles pour traduire les
regrets et les espérances des survivants? Dans la seconde moitié du cinquième siècle, ce travaild'adaptation est accompli. Types, attitudes, groupement des personnages , tout cela est trouvé, et ces types sont marqués d'une empreinte si profonde, qu'ils se modifieront à peine au siècle suivant. Par suite, si l'on n'envisage que le style des figures, il est souvent difficile d'assigner une date à „ ,. „ ,. , , -rr ^. ces monuments. Pour
Fig. 7-2 . — Cavalier. Bas-relief dit Vatican.
faire un choix parmi la riche série des stèles attiques, et mettre sous les yeux du lecteur des spécimens datant du cinquième siècle, nous devrons tenir compte des indices extérieurs, comme la forme de la stèle et les inscriptions qui l'accompagnent '.
Au cinquième siècle comme au quatrième, on n'abandonne pas
1. Noua ferons surtout des emprunta au vecneil des stèles funéraii'es attiques publié par les soioa de l'Académie devienne, sous la direction de M. A. Conze ; Sis atlischm GrahrelUfs, Berlin, chez W. Spemann, 1,1890-1894. Pour les modifioations iutroâuites au temps de Phidias dans la foime de la atèle, voie Alfred Bruecknec, Oraaiasntund Form der oUischen Grabstelen, Strasbourg, 1686, et Fnrtwaengler, CoUedicii Sahouri^, Intrudaelion, p. 48 et aravantes. On lira avec profit l'étude d'enaemble de M. Miebaelis, AltUcU GralrelUfi, dana la ZeiuchH/t/«r bildaide Kunit, N. F. IV, 1893, p. 193-204, et 230-237.
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complètement le type de l'aBcienne stèle ionienne longue et plate, couronnée d'une palmette. Mais l'importance plus grande que prend la décoration sculpturale met en faveur une forme de stèle quadrangulaire, ornée à sa partie supérieure d'un fronton dorique, avec des acrotères ; tantôt ce fronton s'inscrit dans la plaque, tantôt il la couronne. Sur les côtés, les tranches de la dalle de marbre restent unies, sans décor ui moulures '. Tel est le type le plus simple des stèles contemporaines de l'école de Phidias, de celles oîi l'on peut avec le plus de sécurité chercher comme le reflet- direct et immédiat du grand style attique.
II est nettement caractérisé dans une jolie stèle du musée de Berlin, où la morte, Mynno, est représentée le fuseau à la main, sa corbeille àlaine auprès d'elle (fig. 73)^ Mais bientôt le décor architectural va jouer un rôle moins effacé : le fronton se détachera en forte saillie, reculant au second pian le champ du bas-relief; des pilastres en forme d'antes le soutiendront sur les côtés; la stèle prendra l'aspect d'une sorte d'édicule ou de naishos. Voilà quelle sera au quatrième siècle la forme classique des stèles, et comme
Fig. 73. — Stèle de Mynno. (Musée de Berlin,)
cette évolution se produit graduellement, on est en droit de chercher
l.Voii par exemple la stèle d'Eutamia, Ai, Gi-aSreiie/s, pi. SXVIII. M. Purtwaengler la place entre 440 et 430, loc. cit., p. 40, note (0. te même type est adopté en Béotie, vers la même époque; ainsi dans la stèle de Diodora, femme de Poplios, trouvée à Theapies en 1888 (Jlusée d'Atlièues, Carvadiae,- Calai., n" 818).