Attische Grabreliefs, pi. SVII
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les types de stèles antérieurs à l'aonée 400 dans les monutnents oh ce cadre architectural n'a pas encore pris une aussi grande importance. Ce n'est pas ici le lieu de discuter les interprétations très divergentes que provoque l'étude des bas-reiiefs funéraires. Remarquons seulement qu'au cinquième siècle on constate encore la survivance d'idées très anciennes, celles-là mêmes qui ont suggéré aux sculpteurs archaïques leurs thèmes familiers. Représenter le mort tel qu'il était de son vivant, rappeler par certains attributs sa condition sociale, ses goûts, ses occupations habituelles, c'est là toujours la donnée dont s'inspire le sculpteur. Seulement, comme cette image est moins un portrait qu'un type généralisé, elle se ressent des progrès de l'art ; les formes s'épurent, les attitudes s'assouplissent, et sous l'influence des grands modèles de la plastique, ces images idéalisées prennent un singulier accent de noblesse. C'est bien, en effet, par une allusion fort claire à la vie réelle que le sculpteur a montré la jeune Mynno filant, le cordonnier Xanthippos tenant à la main une forme à chaussures («a>.QtcoXiot) ', ou le forgeron Sosinos assis à côté d'un bouclier de bronze *. Mais ces artisans ont le beau type régulier créé par l'école de Phidias. Un autre progrès consiste â grouper autour de la figure principale des personnages accessoires, enfants, esclaves, suivantes, qui servent à souligner l'allusion à la condition du mort. S'agit-il d'une jeune mère? Le sculpteur la représentera groupée avec un garçonnet qui lui tend les bras, comme dans la stèle d'Asia ', ou bien recevant son enfant des mains d'une suivante, comme dans un beau marbre de La Haye, œuvre charmante, qui respire toute la grâce du plus parfait atticisme (fig. 74) \ Faut-il rappeler les occupations, les délassements d'un jeune garçon de famille aisée? Voici, sur une stèle du musée central d'Athènes, trouvée à Egine, un sujet qui confine au genre par le caractère anecdotique des détails (fig. 75) =. Un adolescent tient dansla main gauche son oiseau favori ; de l'autre main, il agace un chat, perché sur un pilier, et qui semble guetter sournoisement une cage accrochée au-dessus de
1. Eritàsh Muséum, An(^eM MaTilea,X, pi. 3ï,p. 76. Ail. Grabrelk/g, pi. CSIS.
2. Loavre, Proehner, Musées de FraïKe, pi. 9. AU. Gmbrdie/s, pi. CZIS.