Pansanias, S
3. Ovetlieck., ScTiriflg^idUa, 1085. Cf. P. Gicard, la Pehartre antiqiie, p. 18S. Pei-cy G.iïdue: saseo/Polypiotatisti/le,Ja!i,rmlofffelkfi. StiuOes^X, 1S89, p. 117.
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LE PARTHBNON. 29
1 du mors , aspirent l'air de leurs naseaux largement ouverts. Ce groupe, auquel répond à l'extrémité droite celiii de Séléné et de ses chevaux, indiq«e-t-ilque le jour se lève pour éclairer la naissance d'AtJiéna? Les deux figures symétriques d'Hélios et de Séléné servent simplement, croyons-nous, à localiser la scène centrale. C'est dans le ciel rayonnant de lumière que brillent les armes étincelantes de la
On sait déjà que, du groupe du milieu, il ne reste que le torse d'B.é-
Fig. 12. — Eevers delaBgnre appelée « Thésée». Fronton orientaldnPartliénoa. (Britisb Muséum,)
phaistos. Les figures de l'aile droite correspondent, avec une symétrie qui n'a cependant rien d'étroit, à celles de l'aile gauche (fig. 9). Les mêmes exigences ont déterminé les mêmes attitudes assises ou demi-couchées, et, comme dans l'aile gauche, une déesse accourant reliait le groupe centra] aux figures suivantes. Faut-il identifier cette déesse avec un admirable torse, représentant une femme s' élançant vers la gauche, et qui, à Londres, est rangé parmi les statues du fronton oriental '? Cette
.. CatcdoguB of Bcvlpture, p. 1
Saignée par la lettre H dans notre figure 9.
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BO L'INFLtJENCE DES GRANDS MAITRES.
Opinion a pour elle l'autorité de Visconti ; l'illustre archéologue affirme que la statue a été retrouvée « abattue sur îe plan inférieur du fi-onton »\ Mais à ce témoignage, qui n'est pas celui d'un témoin oculaire, on a, dans ces dernières années, opposé des raisons fort sérieuses, à savoir l'absence de cette figure dans le dessin de Carrey, et la grande analogie que présente le torse de Londres avec un des personnages du fronton ouest, dans le dessin du même artiste. On comprendrait mal , d'ailleurs, que le mouvement de cette statue fût parallèle à celui d'Iris dans l'aile gauche. La symétrie la plus élémentaire exige ici un mouvement inverse, et nous croyons que la figure originale, déjà perdue au temps de Carrey, se dirigeait vers la di'oite. Nous réservons donc pour le fronton occidental le torse du British Muséum.
Au groupe de Déméter et de Coré, et à la statue couchée du soi-disant Thésée, répondent trois statues de femmes, reproduites en héhogravure par notre planche III. L'usage courant leur a conservé le nom de Parques, sur la foi de Visconti, de Brondsted, de Cockerell, et de Beulé". Bien d'autres attributions ont été proposées; on a reconnu dans cette triade tantôt une des Céeropides , Paodrose ', groupée avec Thallo et Karpo, deux des Heures ou des Kharites athéniennes; tantôt Hestia, suivie d'Aphrodite groupée avec Peitho*. Il y a toutefois de bonnes raisons pour revenir à l'ancienne dénomination. Les poètes lyriques, eu particulier Pindare, montrent les Parques (Moî'pai) assistant à la naissance d'Athéna =. D'autre part, nous ne pouvons néghger le témoignage si précis du puteal de Madrid, où les déesses du Destin figurent comme des personnages essentiels; leur type jeune et élégant suffit à réfuter l'objection qu'on pourrait tirer du caractère gracieux prêté aux redoutables déesses par le sculpteur du Parthénon. Enfin nous restons fidèle à notre système eu écartant du fronton est les divinités de l'Attique ou la famille de Cécrops, qui trouveront