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LT: QUATRIE^[E STECLK.
Fig. lU, — DiviniCé marine. Momiment des Néréides. (British Muséum.) '- ~^ D'aprèe les Denhnaeler de Brnnn et Bcucknianii.
porte taut de verve, tant d'allégresse, qu'on oublie les faiblesses, l'esé-
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Fg 112 — Divmite manne Monumoiit des Néciidea (Bnt sh Muséum ) D ipres Je'' Zie S^aehr de Bnnnet Brucknnnn
cntion souvent lâchée, et l'exagération parfois disgracieuse du mouvement.
Joints aux particularités que nous avons relevées dans les frises, ces
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caractères si tranchés permettent d'assigner a« monument de Xanthos
une date plus récente encore que celle de l'hérôon de Trysa. La con-
Fig. 113. ~- Divinité marine. Moniiment des Néréides, (Britisll Muséum.)
ception si curieuse des groupes d'acrotères que nous avons déjà rencontrée à Délos, le style brillant des statues, évidemment postérieures
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à la Niké d'Olympie, s'accordent bien avec la date que les faits historiques nous faisaient pressentir '. Sans aucun doute, l'édifice appartient aux premières années du quatrième siècle, et nous en placerions volontiers l'exécution vers 370 ". Quant aux artistes qui l'ont construit et décoré de sculptures, on ne saurait y voir des Lyciens élèves des Attiques. S'ils ont fait des concessions au goût lycien, notamment dans la forme inusitée du soubassement, ils n'en sont pas moins des Grecs, et le style des statues et des frises permet de soupçonner leur origine. Ces sculpteurs, qui possèdent toutes les qualités propres aux écoles ioniennes, viennent de la côte d'Ionie ou des îles ; et la souplesse, la verve, te sentiment pittoresque dont ils ont fait preuve dénoncent même une certaine parenté avec le style que le grand maître de Paros, Scopas, a déjà inauguré à cette époque.
1 . Noua ne .aomaies pas id d'aocoid. avec 'VL Fnrtwaenglerj qui place le monoment des Néréides aa cinquième aiède. Arch. Zeilung, 1882, p. 359 et sniTantes, c£. Mntray, Greei iculpure. II, p. al6. L11C7 K }liibc!beYl,Siitort) of anciBntseiilpture, p. iOS,qai adoptent la même date.
2. M. J. Siï ( Joumaî y Hêiioiic Stnd., Xm, p. 132 et BmvantesJ, place aussi le mannment dan? la premisra moitié du quatrième siècle, et y recounaît le tombeau da chef lyoien Péricîès.
du Moniinient des Héféides. (Eritish Muséum,)
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CHAPITEE II
Le silence surprenant des sources littéraires antiques à l'égard de la biographie des artistes, ne nous laisse jamais des regrets plus vifs que lorsqu'il s'agit d'un grand nom comme celui de Scopas '. Contemporain de Praxitèle, quoique un peu plus âgé, il tient dans le quatrième siècle une place au moins égale ; il a semé ses œuvres dans toutes les régions de la Grèce ^ ; il a, suivant toute vraisemblance, travaillé dans le Péloponnèse, en Attique, en Asie Mineure. Pourtant que savons-nous de sa naissance et de ses origines? Un seul fait, à savoir qu'il était né à Paros ^. Il faut donc recourir aux hypothèses pour essayer de restituer sa filiation. Or, le nom de Scopas est porté au deuxième ou au premier siècle avant notre ère par un Parien, qui est sans doute un artiste. Son fils, Aristandros, est certainement un sculpteur, et travaille pour Délos ^ On a pu, sans trop de témérité, les considérer comme des descendants du maître de Paros, à plusieurs générations de distance. D'autre part, nous avons déjà rencotitré, vers la fin du cinquième siècle, un autre Aristandros; celui-
1. Tous les testes qui penïBnt nous éclairer sur la vie et las œuvres de Scopas ont été mis en œuvce dans la monographie de Ludmg Urliohs : Shopas Ltben uad Werle, GJreifswald, 1863. Cf. BrunDj GrieehUcie KùitatUr, I, page 318-335 ; l'article de Weil, Shopai, dans les Denhnader de Baumeist^r, et snïtout rurtwaengler, Meàterwirie des griech. Plastik, p. 013-529.
2. Pausanias dit de lui ; 6î mi k-(éà.}f.aTn. ■arM.a.f/A tfin ipxïia; "EXJ.iSo;, rà 3È %iÀ itepi 'ImïÎiv tî xai Kipîav iTraÎTiiTS. TIH, 46, 5.