Pline, Nat. Hist
4. Moïse de Khorène, Hlst, Annen.j II, 12, p. 103, éJ. Gruil. et G-eorg. Whîston, Londres, 1736, Overbeck, Schriftqixellenf n» 326. Cf. Pol Nicard, Mémoires de la Société des Antiquaires de France^ t. XXXVIII, 1877.
5. Voir Brunn, Griecli. Kiinstler^ I, p. 49 ; Petersen, De Cerere Phigalensi atque de Dipoeno et Scyllidej Programmzum Stiftungsfeste der Univers j in Dorpit, 1874; Urlichs, Die Anfànge der griecJi. KunstlergescMchte. Overbeck, Mheiii. Muséum^ 1886, p. 67-72; Klein, Arch. epigr. Mittheil. ans Œsterreichy V, 1881, p. 93 et salv.,- C. Robert, ArcTi, Mœrchziij dans les Philolog. Untersuchimgen de A. Kiessling et U. von Wilamowitz-Mœllendorff, X, 1886, Die Dœdaliden, p. 1-27. On trouvera dans ce dernier article une critique très pénétrante des sources.
OÙ les retiennent d'importantes commandes, sculptant pour les temples des statues de culte et des ex-voto, faisant école, et enseignant aux artistes indigènes les procédés familiers aux Dédalides, c'est-à-dire le travail du bois incrusté d'or et d'ivoire.
C'est à Sicyone surtout que les Cretois trouvent accueil. Au Vr siècle, sous la tyrannie des Orthagorides , Sicyone était devenue une ville riche et prospère; elle avait, à n'en pas douter, une industrie locale, héritière peut-être des traditions laissées en Argolide par l'art mycénien. Peu de temps après l'année 648, l'Orthagoride Myron consacrait à Olympie, dans le Trésor des Sicyoniens, une œuvre remarquable, monument commémoratif d'une victoire olympique : c'était un petit temple en bronze de style dorique, une sorte de châsse, que' les pèlerins pouvaient encore admirer au temps de Pausanias\ Peutêtre est-ce sous Clisthènes, le plus brillant parmi les successeurs de Myron, que les Cretois arrivent à Sicyone. Le moment était d'ailleurs favorable pour l'exécution de travaux d'art. Champion de Delphes dans une guerre heureuse contre Crisa, vers 590, Clisthènes venait de célébrer bruyamment sa victoire par des fêtes, par l'érection d'un grand portique de marbre ; les embellissements de la ville appelaient le concours d'habiles artistes. On peut donc, sans témérité, étabhr un rapport chronologique entre les travaux de Clisthènes et la présence à Sicyone des maîtres Cretois. Grâce à ces derniers, les temples de l'antique Acropole d'Epopeus s'enrichissent de nouvelles statues de culte : un Apollon, une Artémis, une Athéna, plus tard frappée de la foudre ^, prennent place dans les principaux sanctuaires de la ville.
Pline raconte qu'à la suite de démêlés avec les Sicyoniens, Dipoinos et Skyllis durent quitter la ville, et qu'il fallut, pour les rappeler, l'intervention de la Pythie. Pendant cet exil volontaire, ils se seraient réfugiés en Etoile et c'est alors qu'ils auraient travaillé pour Ambracie. Quoi qu'il en soit, nous trouvons les traces de leur activité dans toute