‹ Histoire de la sculpture grecqueChapitre 18 sur 293 · LES ILES DE L'AECHIPEL G-REC · texte numérisé non relu

LES ILES DE L'AECHIPEL G-REC

On doit s'attendre à retrouver dans les Cyclades un état de civilisation analogue à celui du littoral asiatique. Qu'ils soient ou non proches parents, ces peuples riverains de la mer Egée sont trop étroitement mêlés les uns aux autres pour que leur industrie domestique ne présente pas bien des caractères communs. Et de fait, si les premiers habitants des Cyclades paraissent avoir poussé plus loin le développement de certaines formes, et fait preuve d'un instinct décoratif plus aA^ancé que celui de leurs congénères de la Troade, on n'en saisit pas moins les rapports qui rattachent leur industrie à celle d'Hissarlik et de Chypre.

C'est dans une des Cyclades, à Théra, qu'on trouve les plus anciennes traces de la civihsation indigène des îles. Elles remontent à une date très reculée, et sont antérieures au cataclysme qui a donné à l'île sa forme actuelle. Les géologues placent vers l'an 2000 ou 1800 l'époque où une éruption volcanique provoqua l'effondrement du cône qui se dressait au milieu de Théra ; toute la partie centrale s'abîma dans la mer, et il ne resta qu'une bordure circulaire formée par l'île de Santorin, et par les îlots de Thérasia, d'Aspronisi, et de Palaeo Kaiméni\ Ce phénomène géologique n'a pas laissé de souvenirs dans la mémoire des Grecs : c'était déjà un fait accompli lorsque commence l'histoire de l'île, lorsque vers la fin du quinzième siècle, les Phéniciens établissent à Théra une colonie personnifiée dans la légende grecque par Membliaros, fils de Poikilès ^.

Les fouilles exécutées à plusieurs reprises, soit à Thérasia, soit

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