‹ Histoire de la sculpture grecqueChapitre 182 sur 293 · Studniczka, lioem. Mittheil, II, 1887, p. 90, pi. IV- V · texte numérisé non relu

Studniczka, lioem. Mittheil, II, 1887, p. 90, pi. IV- V

2. Furtwaengler, 50'^ Programm zum WincJcelmanns/este, 1890, pp. 125-152, pi. I.

L'AKCHAISME AVANCE.

sculpteur d'Argos a-t-il donc trouvé ce principe établi, comme une tradition d'école ; et en formulant magistralement dans le Doryphore les règles de ce canon, s'est-il souvenu de l'enseignement d'Agélaï-

das? L'hypothèse est tout au moins fort séduisante. Mais voici un nouveau détail qui mérite attention. Dans nos deux bronzes, la rigidité de l'attitude s'est assouplie, et, par une convention ignorée jusque-là, le poids du corps porte sur une des jambes, tandis que l'autre fléchit légèrement. Ici encore , on songe à une particularité relevée par les critiques anciens dans les statues polyclétéennes. (( Le propre de Polyclète , dit Pline , est d'avoir imaginé de faire tenir ses statues sur une seule jambe ^)). Sans doute, si l'on compare le bronze d'Argos au Doryphore, l'essai est encore timide ; ce n'est qu'une tentative prudente pour introduire dans la statuaire ce que les Grecs appelaient le rythme; ce n'est qu'une réaction très mesurée contre la raideur conventionnelle de l'ancien type. Mais à cette date, l'invention d'un mouvement nouveau est une hardiesse, et s'il faut en désigner l'auteur, nous songerons naturellement au maître incontesté de l'école argienne archaïque. On voit les conséquences de ces rapprochements. Entre Agélaïdas et Polyclète, la chaîne de la tradition n'est pas rompue, et nous pouvons pressentir que l'école d'Argos conserve son unité pendant tout le cinquième siècle.

C'est ici le lieu de signaler un autre bronze, trouvé à Athènes, il

FiCr. 162. — Statuette de bronze, trouvée àLigourio. (Musée de Berlin.) Hauteur, 0,35 millim. sans la base.

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