Overbeck, Schrîftquellen, SS2-2SS
beaucoup plus illustre que lui, Fathlète Milon\ Mais que savons-nous des villes riches et populeuses, comme Tarente et Sybaris, oii la civilisation hellénique s'épanouit cependant avec tant d'éclat? Pour la production des œuvres d'art, elles sont visiblement les tributaires des atehers péloponnésiens. Les Tarentins ont-ils à commander quelque œuvre importante, comme les ex-voto qu'ils envoient à Delphes? Ils s'adressent à Argos ou à Égine. Seul, l'art industriel semble trouver là un terrain favorable. Les terres cuites tarentines^ les monnaies des villes de la Grande Grèce témoignent que le mouvement d'art dont la Hellade est le centre a gagné les colonies de l'Italie méridionale. Mais, en l'état actuel de nos connaissances, nous ne saurions nous faire une idée exacte du développement qu'y prend la plastique^ La Sicile est plus pauvre encore en traditions artistiques. Elle relève, elle aussi, du Péloponnèse. Ce sont des Eginètes, Ouatas et Glaukias, qui travaillent pour les tyrans de Syracuse, Hiérori et Gélon. Aucune trace, dans les textes, d'artistes siciliens assez connus pour que leurs noms aient mérité d'être conservés. Au moins nous possédons, pour cette période, des œuvres de sculpture décorative, nous montrant le progrès accompli dans l'école indigène, depuis les vieilles métopes de Sélinonte. C'est encore dans cette ville que nous les trouvons. Sur la colline voisine de l'Acropole, s'élevaient les temples les plus récents. L'un d'eux, que nous désignerons, faute de mieux, par le nom de temple F, était décoré, sur sa façade, de dix métopes sculptées, représentant des scènes du combat des dieux contre les géants. Deux métopes en tuf, brisées par le milieu, et dont la partie inférieure subsiste seule, ont été retrouvées dans les fouilles de Harris et Angell'*. Sur l'une d'elles, un personnage richement vêtu d'une